14/10/2003 (Agence Europe) - Dans un article sur le projet de Constitution européenne publié dans le numéro d'automne 2003 de la revue Affari Esteri, l'ancien Représentant permanent italien auprès de l'UE Piero Calamia souligne en particulier la nécessité que la CIG qui s'est ouverte le 4 octobre évite des "reculs sur des points essentiels" du projet de la Convention, et notamment sur les "nouvelles ouvertures" qu'il comporte en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense. Selon l'ambassadeur Calamia, pour être à la hauteur de sa tradition pro-européenne, l'Italie doit "entrer dès le début dans le groupe des pays à plus hautes capacités militaires, qui lanceront une coopération structurée, et dans celui des pays qui accepteront une coopération plus étroite en matière de défense". "Au-delà des formules et des dénominations, il est évident que l'avenir de l'Union politique dépendra des choix que les pays européens sauront faire dans ce domaine", affirme Piero Calamia. En revanche, il estime que la Présidence italienne devrait essayer, à la CIG, d'obtenir "la révision de certaines dispositions qui risquent de nuire à l'évolution politique de l'Union": selon lui, les propositions de la Convention sur le président permanent du Conseil européen et la composition de la Commission européenne (avec des Commissaires sans droit de vote) figurent "certainement" parmi les dispositions à réviser.