Bruxelles, 01/10/2003 (Agence Europe) - La 4e session du Conseil d'association UE-Tunisie qui a eu lieu mardi 30 septembre à Bruxelles a permis de dégager une « large convergence de vues » - selon le secrétaire d'Etat italien, Roberto Antonione, et le ministre tunisien des Affaires étrangères, Habib Ben Yahia, aussi bien sur la situation politique internationale que sur la coopération bilatérale et dans le cadre euromediterranéen. Les deux partenaires ont pris la décision de créer six groupes de travail sur des thèmes sensibles à approfondir (Marché intérieur ; Industrie, commerce et services ; Transports, environnement et énergie ; Recherche et innovation ; Agriculture et pêche ; Justice et sécurité). L'UE a exprimé son appréciation positive de la mise en œuvre de l'accord d'association en vigueur depuis 8 ans relevant « l'intensité des contacts » avec la Tunisie » qui est « devenue le pays méditerranéen dont l'intégration commerciale avec l'UE est la plus élevée ». Elle est appelée à accentuer ses réformes pour garantir le meilleur ancrage à l'Europe. Tunis a déjà engagé un dialogue structuré avec les nouveaux Etats membres pour tirer le meilleur profit de l'élargissement, a indiqué pour sa part son ministre des Affaires étrangères. L'UE félicite aussi ce pays pour être un « partenaire extrêmement actif au sein du processus de Barcelone » et pour la promotion de l'intégration Sud-Sud (groupe d'Agadir et entre pays de l'UMA, Union du Maghreb Arabe). Elle ouvre avec lui une réflexion sur le contenu à donner à la politique de « voisinage ». L'UE a aussi souligné l'importance qu'elle accorde au dialogue politique qui, dit-elle, « doit être conduit dans un esprit de partenariat, ouvert et sans tabou », notant que la Tunisie a « appliqué avec succès nombre de politiques dans les domaines du développement économique et social pour améliorer la qualité et les conditions de vie des Tunisiens ». Mais elle l'exhorte à asseoir davantage cette orientation, notamment par l'implication de la société civile dans les programmes d'appui communautaires.
M. Ben Yahia a marqué son espoir que le processus d'Agadir (qui comprend outre la Tunisie, le Maroc, l'Egypte et la Jordanie) aboutisse rapidement à asseoir la coopération "Sud-Sud" entre tous les pays arabes riverains de la Méditerranée. L'accord final en préparation est examiné par les six pays de la rive sud engagés dans la politique euroméditerranéenne. Il a aussi souligné l'importance du "Dialogue 5+5", qui implique tous les pays de la Méditerranée occidentale (Algérie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc et Mauritanie, Portugal et Tunisie) et qui leur permet d'approfondir des sujets spécifiques: sécurité, lutte contre l'immigration illégale, etc.