Bruxelles, 20/05/2003 (Agence Europe) - Au cours du Conseil Affaires générales et relations extérieures de lundi, le premier en présence d'observateurs des dix futurs Etats membres de l'UE, le Conseil a fait le point sur les relations entre l'UE et la Russie dans l'optique du Sommet qui aura lieu le 31 mai à Saint-Pétersbourg. En outre, Javier Solana, Haut Représentant de l'UE pour la PESC, a évoqué une possible mission de l'UE en République démocratique du Congo (RDC).
Au cours de déjeuner, les ministres des Affaires étrangères ont discuté, notamment, de l'Irak. "Le climat de discussion a été très bon" a déclaré Georges Papandreou, le Président du Conseil, en soulignant la volonté des ministres "d'aller de l'avant" et d'oublier les "divisions du passé".
Enfin, le Conseil a adopté des conclusions sur les Balkans (voir p.10), la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) et une Déclaration sur les capacités militaires de l'UE (EUROPE d'hier, pp.4 et 5) et le Proche-Orient (EUROPE d'hier, p.5).
République démocratique du Congo: Javier Solana a indiqué que le Secrétaire général des Nations unies avait demandé à l'UE d'envoyer une mission dans la province d'Ifaro. "Je pense que l'UE sera capable de coopérer", a déclaré M. Solana en ajoutant qu'aucune discussion formelle n'avait eu lieu pour le moment. Selon certaines informations, cette mission pourrait avoir une durée limitée, dans le but de "préparer le terrain" à une force internationale.
Relations entre l'UE et la Russie: "Nous avons les bases d'une déclaration conjointe et nous espérons pouvoir la présenter au Sommet", a déclaré M. Papandreou. Cependant, selon des sources diplomatiques, la Russie ne verrait pas l'intérêt d'adopter une déclaration conjointe. En outre, elle accepterait une telle déclaration seulement si elle fera référence à un régime sans visas entre l'UE et l'octroi de compensations financières pour la Russie après l'élargissement de l'UE. Enfin, la Russie aurait exprimé des réticences à évoquer la question de la Tchétchénie et la ratification du protocole de Kyoto lors du Sommet. Alors que la majorité des Etats membres seraient "ennuyés" par ces conditions russes, d'autres délégations (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Pologne) estimeraient qu'elles doivent faire l'objet de discussions. Ces sources insistent sur le fait que la situation peut encore évoluer. En effet, le Premier ministre russe, Igor Ivanov, doit rencontrer cette semaine plusieurs ministres européens des Affaires étrangères, notamment le Français Dominique de Villepin et l'Allemand Joschka Fischer.