Bruxelles, 30/04/2003 (Agence Europe) - L'Union et les Etats-Unis s'efforcent de redonner de l'élan aux négociations sur l'Agenda de développement de Doha, qui piétinent dangereusement. Le Représentant au Commerce Robert Zoellick et le Commissaire européen Pascal Lamy ont indiqué, de Paris où ils se sont retrouvés en marge de de la réunion ministérielle annuelle de l'OCDE, qu'ils s'entendent sur les grandes orientations d'un « agenda positif » destiné à débloquer les pourparlers, un plan dont ils ont discuté pendant plusieurs mois. L'idée est de recentrer l'attention sur des questions essentielles, en tentant également de rapprocher les positions des deux poids lourds du système à propos des réductions tarifaires à consentir sur les marchandises non agricoles (industrielles), jugées trop radicales par un certain nombre de pays en développement. « Nous espérons ainsi insuffler de l'énergie. Nous voulons signaler que quelque chose est fait » pour que la rencontre de Cancún soit un succès, a indiqué M.Zoellick. Il lui reste évidemment à s'entendre avec son homologue européen sur les détails de ce programme commun de relance. L'UE veut inclure les sujets clés, l'environnement et la protection des indications géographiques pour les produits alimentaires (objet d'un différend avec Washington et Canberra), ainsi que les boissons, et la formule préconisée pour réduire les tarifs industriels n'est pas la même à Bruxelles et à Washington. Par ailleurs, M.Zoellick a qualifié de « néo-colonialiste » le moratoire sur les subventions à l'exportation de produits agricoles des pays développés vers l'Afrique, proposé par le Président français Jacques Chirac.