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Bulletin Quotidien Europe N° 8412
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/education/conseil informel

Appel au Sommet de Bruxelles pour une politique de l'éducation independante des aspects economiques - Viviane Reding estime que l'éducation doit rester du ressort des Etats membres

Bruxelles, 03/03/2003 (Agence Europe) - Réunis de manière informelle les 1er et 2 mars à Athènes sous la présidence de Petros Efthymiou, les ministres des Quinze ont appelé les chefs d'Etat et de gouvernement à considérer, lors de leur Sommet du 21 mars à Bruxelles, "la politique de l'éducation comme indépendante des aspects économiques". Cette requête est inscrite dans un courrier qui sera envoyé au Premier ministre grec et Président en exercice du Conseil Costas Simitis, a indiqué à l'issue des travaux Petros Efthymiou.

Viviane Reding, qui représentait la Commission, a insisté sur le fait que "les politiques d'éducation dans l'UE devaient rester du ressort des Etats membres". Pour la Commissaire (citée par l'Agence France Presse), "il n'est pas nécessaire que la future Constitution européenne règle les systèmes d'éducation des pays membres". Elle a ajouté: "Je crois que le Traité (de l'UE) est actuellement parfait (dans ce domaine). Il nous permet d'avancer aussi rapidement que nous le pouvons. Nous ne devons pas demander plus, mais nous devons utiliser au maximum les possibilités dont nous disposons". "La Convention conduit à la conclusion que l'éducation fait partie de la politique nationale. En même temps, elle nous donne l'occasion de construire une politique internationale", a renchéri de son côté (et toujours selon l'AFP) Petros Efthymiou.

Les Quinze ont également discuté, au cours de ces deux jours de réunion, de la "constitution d'indices de référence des objectifs des systèmes d'éducation, dans le cadre du processus décidé au Sommet de Lisbonne". Dimanche, les Quinze ont rencontré leurs homologues des dix pays candidats, discuté de l'introduction des technologies digitales dans l'éducation, et souligné, comme le souligne l'agence de presse grecque ANA, la nécessité d'une décision sur la coopération entre les pays membres en matière de know how. "L'Allemagne a dépensé environ 200 millions d'euros pour la création de software pour ses écoles. Il faudrait aussi donner un tel software aux autres pays", a affirmé Petros Efthymiou. Toujours selon ANA, le ministre grec a souhaité qu'on jette les bases pour un Sommet sur l'éducation, selon les principes du Sommet de Lisbonne en matière d'emploi.

Signalons encore que samedi dernier, les mouvements grecs anti-mondialisation avaient organisé deux manifestations pour protester contre la politique d'éducation de l'UE.

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