Bruxelles, 12/02/2003 (Agence Europe) - Javier Solana, Haut Représentant de l'UE pour la PESC, s'est dit persuadé mardi, durant sa visite à Séoul, qu'une délégation européenne ira en Corée du Nord "à court plutôt qu'à long terme" pour évoquer la crise nucléaire opposant Pyongyang aux Etats-Unis depuis l'annonce de la reprise du programme nucléaire nord-coréen, indique Reuters. Des sources de la Présidence grecque avaient annoncé lundi l'annulation, pour l'instant, de la mission de haut niveau de l'UE qui devait se rendre à Pyongyang suite à l'incertitude sur une rencontre avec le président nord-coréen Kim Jong-il (voir EUROPE du 11 février, p.6). En outre, tout en appelant Pyongyang à revenir sur sa position, M. Solana a jugé inopportun de prendre des sanctions à son égard.
Par ailleurs, le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se réunissait mercredi pour décider si saisir ou non le Conseil de sécurité de l'ONU de la question. En théorie, le Conseil de sécurité pourrait prendre des sanctions à l'encontre de la Corée du nord pour avoir violé ses engagements internationaux en dénonçant le Traité de non-prolifération nucléaire et en expulsant les inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller ses installations nucléaires. Cependant, il semble que les Etats-Unis souhaiteraient travailler à une solution diplomatique à la crise et qu'ils ne demanderaient pas de sanctions contre Pyongyang si le Conseil de sécurité de l'ONU était saisi du dossier.