Bruxelles, 07/01/2003 (Agence Europe) - Dans les recommandations qu'elle s'apprête à faire ce mercredi au sujet du déficit budgétaire allemand et qui devraient être ensuite approuvées par le Conseil Ecofin du 21 janvier, la Commission européenne, ayant constaté l'existence d'un "déficit excessif" (donc, dépassant 3%) en 2002, demandera à Berlin de mettre en oeuvre "au plus tard" fin mai prochain des "réformes urgentes" et "profondes" pour augmenter le "très faible potentiel de croissance" du pays.
La Commission devrait constater aussi qu'en France (où le déficit s'établirait à 2,8% en 2002) le risque de "déséquilibres budgétaires persistants ne peut pas être exclu", et exhorter Paris à mettre en oeuvre les réformes "qui ont été reportées au cours des années précédentes". (Lundi, le président Chirac a annoncé que "dans six mois, une étape décisive aura été franchie" concernant la réforme du système de retraites).
Quant à l'Italie (où le déficit dépasse à peine 2% du PIB), la Commission attirera en particulier l'attention sur le problème de la dette publique, la plus élevée de l'UE, et invitera Rome à faire à l'avenir des estimations de croissance plus réalistes. En outre, elle devrait insister sur la mise en oeuvre, pour réduire le déficit, de mesures de nature permanente plutôt que d'interventions extraordinaires « una tantum ».