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Bulletin Quotidien Europe N° 8360
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen

Anders Fogh Rasmussen avertit que l'élargissement "peut toujours dérailler" si pays candidats et Etats membres ne font pas preuve d'esprit de compromis

Copenhague, 12/12/2002 (Agence Europe) - "L'élargissement peut toujours dérailler et être retardé de plusieurs années", a averti mercredi soir Anders Fogh Rasmussen, qui s'exprimait à l'issue du Sommet des libéraux européens. Le Premier ministre danois a souligné qu'il faudra de la "volonté politique et une bonne dose de réalisme pour atteindre l'objectif de l'adhésion de dix nouveaux Etats membres" au Sommet de Copenhague. Les Etats membres estiment que les propositions de compromis de la présidence "sont la limite" de ce qui peut être proposé, et "pour certains cela va même trop loin", a-t-il déclaré à l'adresse des pays candidats. "Il est temps de clore les négociations, d'accepter les concessions (…), l'élargissement en vaut le coût", a-t-il ajouté. La présidence veut éviter que "ce moment historique soit mis à l'arrière-plan par des questions techniques" comme les quotas de lait ou encore la chasse au lynx et à l'ours. Elle s'attend à "des négociations dures avec quelques pays candidats". A propos des demandes formulées par plusieurs Etats membres ces derniers jours (les quotas de lait pour le Portugal par exemple), M. Rasmussen s'est dit certain qu'aucun d'eux ne bloquera l'élargissement pour ces revendications, qui doivent, insiste-t-il, être traités à un autre moment.

Le Premier ministre slovène Janez Drnovsek a rappelé lors de la même conférence de presse que le Président du Conseil européen et lui-même étaient "toujours des deux côtés de la table", puisque la Slovénie "n'a pas accepté le compromis de la Présidence". Cependant, M. Drnovsek est "persuadé" que les négociations s'achèveront "dans les jours qui viennent". Le Président du Parti des libéraux européens, Werner Hoyer, s'est félicité que, en ce "moment historique", les Présidents de la Commission, du Parlement et du Conseil européen soient des "libéraux".

A Copenhague, le président du groupe libéral au Parlement européen Graham Watson a noté en particulier que "ce serait ironique si l'inflexibilité de la Pologne devait faire dérailler à ce stade le processus d'élargissement". Quant à la Turquie, il a estimé que l'indication, maintenant, d'une date pour le début de ses négociations d'adhésion nuirait à la position de l'UE à l'égard "de futurs pays candidats, comme l'Ukraine". Et, en prévoyant que la Turquie respectera les critères de Copenhague dans six mois, il a suggéré que la date du démarrage des négociations soit annoncée à la fin de la Présidence grecque. Enfin, il a lancé une mise en garde: "ne sous-estimons pas les dangers d'admettre dans l'Union seulement la partie grecque de Chypre. Ceci ne réglera pas les difficultés actuelles et créera même des difficultés supplémentaires pour l'avenir".

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