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Bulletin Quotidien Europe N° 8360
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mediterranee

Réunion ad-hoc sur le terrorisme vendredi à Bruxelles

Bruxelles, 12/12/02 (Agence Europe) - Des hauts fonctionnaires et experts des 27 pays participant au processus de Barcelone (les 15 plus les 12 pays du pourtour méditerranéen) se réunissent le 13 décembre à Bruxelles pour des échanges de vues sur la lutte contre le terrorisme. La rencontre - la cinquième du genre depuis celle du 23 novembre 1998, sous l'impulsion de l'Algérie - a lieu dans le cadre du dialogue euroméditerranéen. Mais, selon des sources concordantes, européennes et arabes, elle ne devrait pas déboucher sur des résultats concrets.

Le débat sur ce thème a certes acquis plus de sensibilité depuis le 11 septembre 2001, mais il bute encore sur la divergence de vues aussi bien entre Européens et pays arabes qu'entre ces derniers, focalisée sur la situation au Moyen-Orient.

La Syrie comme le Liban entendent aboutir à une définition commune faisant une distinction entre le terrorisme et le droit à la résistance contre un occupant, tandis que d'autres, dans les deux groupes de pays, n'entendent pas que des oppositions politiques violentes qu'elles ne veulent pas voir légitimées soient classées ainsi.

Pour faire avancer la discussion, la partie européenne propose de se référer au «code de conduite» approuvé par onze pays de la région (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce, Turquie, Malte, Egypte, Tunisie, Algérie et Maroc) regroupés au sein d'un Forum euroméditerranéen (intergouvernemental ) dont la dernière réunion a eu lieu à Mykonos, en Grèce, en mai dernier, avec la participation des ministres des Affaires étrangères de tous les pays membres. Le « code de conduite », dont l'idée avait été lancée dans l'après-11 septembre, lors d'une réunion spéciale à Agadir (Maroc), incite principalement à mettre en œuvre les «conventions antiterroristes approuvées par les Nations unies", à "améliorer la collaboration policière et l'échange de renseignements", et à lutter contre tout amalgame entre terrorisme et islam. Le ministre espagnol, Josep Piqué, avait alors estimé que le texte "pourrait être appliqué dans tous les pays de l'UE", même non membres du Forum, et devrait "pouvoir être transposé dans les 27 pays du processus de Barcelone, dont Israël, la Palestine, la Syrie et le Liban".

La référence à ce « code de conduite » ne fait cependant pas l'unanimité parmi les 27. « Au fond, nous n'avons pas besoin d'une concertation spécifique avec l'UE, car nous avons signé tous les textes internationaux » à ce sujet, estime un diplomate arabe, pour qui « il est inconcevable d'imaginer une position commune incluant Israël tant qu'un règlement au Proche-Orient n'est pas en vue ». La Turquie, qui préside actuellement le « Forum » des 11, aurait annoncé à Bruxelles qu'elle n'a pas l'intention de proposer le code de conduite comme document de travail pour les réunions du processus de Barcelone.

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