Bruxelles, 31/10/2002 (Agence Europe) - Les discussions au sein de la Convention sur la Charte des drotis fondamentaux ont suscité une polémique entre le président de la composante libérale à la Convention Andrew Duff et le représentant du gouvernement britannique Peter Hain (voir EUROPE d'hier, p.5). M.Duff avait salué, en se basant sur les propos de M.Hain, "la décision du gouvernement britannique d'accepter en principe une Charte des droits fondamentaux contraignante". C'est "un grand pas en avant pour la politique européenne britannique", a estimé le député européen. Mais M. Hain lui a aussitôt reproché d'avoir interprété de manière "malicieuse" la position du gouvernement britannique. M. Duff a répliqué par une lettre à M. Hain reprenant les propos de ce dernier au sujet du rapport du groupe de travail d'Antonio Vitorino, mardi devant la plénière de la Convention, et en particulier: "Mon gouvernement a toujours dit clairement que nous appuyons la Charte comme excellent moyen de consacrer d'importantes valeurs partout en Europe (...). En même temps (…), Il y a des questions sur ce qu'Antonio Vitorino a appelé "sécurité juridique » qui devraient être réglées avant de pouvoir considérer son incorportation dans le traité. Nous sommes maintenant prêts à prendre en considération de manière favorable les recommandations du rapport à ce sujet". Dans sa lettre, M. Duff confirme à M. Hain son "impression que vous étiez en train de faire un pas en avant significatif et qualitatif en acceptant quelque chose que le gouvernement britannique a refusé jusqu'ici", et il ajoute: "Je ne serai pas le seul à regretter vraiment beaucoup que, contrairement à l'impression que vous avez donnée à Bruxelles, vous voyez apparemment encore de "réels problèmes juridique et pratiques" dans l'incorporation" de la Charte.