Bruxelles, 31/10/2002 (Agence Europe) - La sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath, présidente de la commission économique et monétaire du PE, s'inquiète de l'intention du Conseil d'étendre la procédure Lamfalussy au secteur bancaire et aux assurances. Dans un communiqué, elle s'insurge: "Je n'arrive pas à comprendre pourquoi le Conseil veut aller si vite. Selon moi, il n'y a pas absolument aucune justification pour une telle urgence. Au contraire, nous n'avons pas encore une expérience pratique de la procédure Lamfalussy, et je trouve que ce serait prématuré que de se précipiter et de l'élargir au-delà de sa portée initiale avant de savoir si elle fonctionne, et comment".
Cette méthode doit "être complètement transparente et soumise à des garanties démocratiques adéquates", souligne en particulier Mme Randzio-Plath, en notant que ceci est nécessaire "pour protéger non seulement les intérêts des grandes banques, mais aussi les banques petites et moyennes et les intérêts des investisseurs, qu'ils soient d'importantes institutions financières ou des citoyens européens investissant pour eux-mêmes". Et elle répète: avant d'étendre la procédure Lamfalussy, les Etats membres doivent prendre un engagement clair de "réviser les traités afin de garantir que le Parlement européen a un droit de "call back" sur les mesures de mise en oeuvre adoptées" dans le cadre de cette procédure. Avec la codécision, Parlement et Conseil ont les mêmes droits sur la législation de base, "et il est donc complètement illogique que seulement le Conseil ait le droit de bloquer les mesures de mise en oeuvre", affirme-t-elle.