Bruxelles, 08/10/2002 (Agence Europe) - Le Parti des Socialistes Européens doit "faire une nouvelle tentative, avant Noël", afin de clarifier un certain nombre de questions clés que soulève son document préliminaire sur les priorités du parti pour l'avenir de l'Europe présenté la semaine dernière à Bruxelles par Giuliano Amato (voir EUROPE du 4 octobre, p.6, à propos notamment des critiques de la socialiste française Pervenche Berès, et du 5 octobre, p.7). C'est le verdict du social-démocrate allemand Jo Leinen, membre du Parlement européen, pour qui "le séminaire de fin août à Birmingham n'a évidemment pas suffi (au PSE) pour répondre à des questions cruciales pour la Constitution européenne" que doit adopter la Convention européenne.
M. Leinen reconnaît au document du PSE un certain nombre de mérites, mais affirme que "sur d'autres questions, le document Amato ou bien reste vague, ou bien est orienté dans la mauvaise direction". En particulier, il regrette que le document n'insiste pas sur: - "le renforcement de la dimension sociale de l'UE, dans les objectifs comme dans les compétences" ; - l'élection du Président de la Commission européenne sur la base des résultats des élections européennes ; - la généralisation du vote à la majorité au Conseil (l'allusion aux "questions vitales pour la souveraineté nationale" entraînerait "la paralysie dans une Europe à 25", craint M. Leinen). Parmi les principale faiblesses de ce texte, M. Leinen cite aussi les passages concernant la PESC, qui, selon lui, font la part trop belle au Conseil, alors qu'un futur "ministre européen des Affaires étrangères" devrait être un vice-président de la Commission, même s'il aura à rendre des comptes au Conseil "dans certains domaines, comme la politique militaire et de défense".