Bruxelles, 30/08/2002 (Agence Europe) - Le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash a déclaré à l'Agence Reuters que si les pourparlers en cours avec la partie chypriote grecque n'aboutissent pas avant la fin de l'année et que l'UE « fait l'erreur d'accepter Chypre dans sa forme actuelle, nous devrons rechercher de nouvelles possibilités pour notre avenir ». Et de préciser: « Une alternative serait de revoir notre administration et de donner à la Turquie nos ministères des Affaires étrangères, de la Défense ainsi que les questions monétaires (…) jusqu'à ce que la Turquie accède à l'UE ». MM. Denktash, qui souhaite la création d'une confédération, et son homologue chypriote grec Glafkos Clerides, qui prône un système fédéral, n'ont pas vraiment progressé depuis le début de leurs pourparlers en janvier dernier. Ils doivent rencontrer le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, le 6 septembre prochain à Paris.
Par ailleurs, l'armée turque a mis en garde l'UE contre le risque d'une crise majeure en Méditerranée orientale si les intérêts des Chypriotes turcs étaient ignorés. « Il est impossible de résoudre le problème de Chypre sur une approche qui ne prenne pas en considération la situation actuelle et conforte les Chypriotes grecs dans leur volonté de régner sur la totalité de l'île », a déclaré mercredi le chef de l'armée, Huseyin Kivrikoglu, lors d'une cérémonie marquant la fin de son service dans l'armée.