Luxembourg, 03/06/2002 (Agence Europe) - Les Editions Albert René, propriétaire de la marque Asterix, s'opposent à l'enregistrement de la marque Starix détenue par la société italienne Trucco. Elles demandent au Tribunal de première instance européen d'annuler la décision de l'Office des marques d'Alicante qui a refusé de tenir compte de leur opposition à l'enregistrement de Starix.
Les Editions Albert René s'opposent à l'enregistrement de Starix parce que, disent-elles, il y a un risque de confusion phonétique, visuel et conceptuel entre Asterix et Starix. L'Office des marques d'Alicante n'est pas du même avis et estime que rien ne s'oppose à l'enregistrement de Starix. Les éditions Albert René demandent au Tribunal de première instance d'annuler la décision favorable à Starix rendu par la chambre de recours de l'Office des marques (un organe interne devant lequel Les Editions Albert René avaient fait appel).
Pour la chambre de recours, il n'existe pas de risque de confusion entre Asterix et Starix: les lettres "st" communes aux deux marques sont suivies d'un "e" dans un cas et d'un "a" dans l'autre, ce qui différencie les marques. Starix fait penser à Star en langue anglaise, Asterix fait référence à la bande dessiné française. En revanche, pour les Editions Albert René (les deux prénoms des pères d'Asterix), l'Office ne tient pas compte de ce qu'ils estiment être l'ensemble de la marque, à savoir avec un oval qui précède la marque et qui peut être visualisé comme O-Starix.
La société Trucco demande l'enregistrement de sa marque pour la même catégorie de produits que ceux pour lesquels Asterix a obtenu la protection de sa marque: il s'agit des produits dits des classes 9 et 41 qui couvrent, grosso modo, les appareils électriques, électroniques, photographiques et cinématographiques, les jeux électroniques et les jeux vidéo, les films, les livres, l'éducation, les loisirs et les parcs d'attraction.