Bruxelles, 24/05/2002 (Agence Europe) - Quelque 400 personnes sont attendues lundi et mardi à Bruxelles pour débattre de la réforme de la politique européenne de cohésion. Placée sous le signe de l'élargissement, cette rencontre d'experts sera consacrée à l'évaluation de "la valeur ajoutée" de la politique européenne de cohésion. Plus précisément, les participants devraient débattre des bénéfices et des défauts des programmes Objectif 1 (pour les régions les plus pauvres) et Objectif 2 (pour les régions en reconversion) ainsi que de la coopération interrégionale, et en tirer des conclusions sur ce que devra être la politique régionale de l'après-2006. En 2007 commencera la nouvelle période de programmation pluriannuelle des Fonds structurels, alors que dix nouveaux pays, moins développés que les Quinze, devraient avoir rejoint l'Union européenne. Ce séminaire de deux jours s'inscrit dans le débat sur l'après-2007, lancé par la Commission par son Deuxième rapport sur la cohésion de janvier 2001, complété en janvier par un rapport intérimaire (voir EUROPE des 30 et 31 janvier 2002, du 23 mai 2001 et du 27 janvier 2001). Dans la même veine, la Commission organise les 8 et 9 juillet, à Londres, un séminaire sur son programme "Urban" pour les villes, et en octobre un séminaire sur la montagne.
A Bruxelles, les discussions seront organisées en trois ateliers, qui se pencheront sur toute une série de questions préparées par la Commission. Le premier portera sur les régions en retard de développement (Objectif 1): Comment adapter ce programme aux nouveaux besoins des régions des Quinze et à ceux des nouveaux membres? Faut-il conserver la programmation pluriannuelle? Faut-il créer des contrats Commission-Etat-régions? Le deuxième atelier portera sur les régions en reconversion ou isolées: Quelle est la valeur ajoutée d'une telle politique? Doit-elle être poursuivie après 2006 pour les zones industrielles en reconversion, les zones rurales ou dépendantes de la pêche, les zones urbaines en difficulté, les montagnes, les îles? Peut-on renoncer à un zonage effectué par la Commission et le remplacer par des critères communautaires et/ou nationaux sans déterminer les régions bénéficiaires au niveau européen? Le troisième atelier sera consacré à la coopération entre les régions européennes: que faire avec les initiatives communautaires Interreg (coopération entre régions), Equal (contre les discriminations et pour l'accès à l'emploi), et Leader (développement rural)? Comment organiser la coopération entre régions, qu'elles soient frontalières ou non? Comment mieux gérer ces programmes?