- Monde: touché par la récession, le Japon est actuellement le pays le plus cher pour les entreprises en raison des coûts élevés de la main-d'oeuvre, des loyers et des expatriés, révèle une enquête de l'Economist Intelligence Unit (EIU) ayant analysé, sur une trentaine de pays, ceux qui attirent le plus d'investissements ou disposent du potentiel nécessaire pour le faire dans le futur. Les Etats-Unis arrivent en seconde position devant l'Allemagne, troisième, ces deux pays ayant également une main-d'oeuvre coûteuse. Viennent ensuite cinq pays de l'UE: le Royaume-Uni, suivi de la Belgique, de la Suède, de la France et des Pays-Bas. Le Canada se classe neuvième et l'Italie dixième en raison d'impôts sur les sociétés élevés. L'Espagne, onzième, pratique par contre les coûts les plus faibles de pays d'Europe occidentale. L'enquête révèle encore que l'Argentine (13ème), en pleine crise financière et politique, est le pays d'Amérique latine le moins intéressant pour y faire des affaires. En 1997, l'EIU avait réalisé une étude similaire. A l'époque, l'Allemagne était considérée comme le pays le plus cher, suivi des Etats-Unis, alors que le Japon n'était pas inclus dans l'enquête. - Europe: selon les conclusions d'un rapport économique publié par l'Association Eurochambres, qui regroupe 108 chambres de commerce et d'industrie régionales issues de 24 pays européens, les entrepreneurs européens restent relativement optimistes pour l'année 2002, prévoyant une croissance économique faible mais réelle en dépit des incertitudes qui persistent. L'optimisme est plus particulièrement perceptible dans les pays candidats à l'adhésion à l'UE, surtout la Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la République tchèque, 50% ayant une vision positive de l'avenir contre 30% au sein de l'UE. Si les entrepreneurs, tous pays confondus, restent optimistes pour la croissance de leur chiffre d'affaires (41% des personnes interrogées), la prudence est davantage de mise en matière d'investissements: seules 26% des entreprises se disent optimistes contre 22% de pessimistes. La plupart se disent néanmoins prêtes à intervenir immédiatement si la conjoncture se montre plus favorable. - Chili: les investissements étrangers au Chili ont augmenté de 55% sur les dix premiers mois de l'année, par rapport à la même période de l'an 2000, s'élevant à un total de 4,429 mrds de dollars, a annoncé le ministère de l'économie. Les principaux flux de capitaux ont eu pour origine, pendant ces dix mois, les Etats-Unis (37%), l'Italie (24,5%), l'Espagne (9,8%) et l'Australie (6,5%). Les principaux secteurs bénéficiaires ont été les transports, les télécommunications, l'électricité, le gaz et l'eau. - Arabie Saoudite: en dépit des retombées des attentats du 11 septembre, l'Arabie Saoudite restera ouverte aux investisseurs étrangers, a indiqué le prince héritier Habdallah Ben Abdel Aziz. Le royaume, premier exportateur mondial de pétrole, a décidé en 2000 d'ouvrir son marché aux investisseurs étrangers. Au cours des dix-huit derniers mois, la Sagia (Saudi Arabian General Investment Authority), dont la mission est de générer les investissements dans le pays, a accordé des projets d'une valeur totale de 9 mrds de dollars à des investissements saoudiens et étrangers.