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Bulletin Quotidien Europe N° 8050
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/attentats aux etats-unis

Les Quinze devraient profiter du Sommet extraordinaire de vendredi pour évoquer la situation au Proche-Orient - Situation internationale, coopération dans la lutte contre le terrorisme, conséquences pour l'économie mondiale

Bruxelles, 18/09/2001 (Agence Europe) - Comme nous l'avons annoncé (voir EUROPE d'hier, p.5), l'Union européenne consacre vendredi prochain un Conseil européen extraordinaire à l'examen de la situation internationale après les attentats qui ont frappé les Etats-Unis le 11 septembre. Les chefs d'Etat et de gouvernement, accompagnés de leurs ministres des Affaires étrangères, du Haut Représentant pour la PESC Javier Solana, du Président de la Commission européenne Romano Prodi et du Commissaire européen aux relations extérieures Chris Patten, se réuniront à partir de 18 heures au bâtiment du Conseil de l'UE Juste Lipse et, après un dîner de travail à 20h30, ils termineront en principe leur session vers 22h30.

Les travaux devraient commencer par un rapport fait par les différents dirigeants de l'UE qui, juste avant le sommet extraordinaire, auront visité les Etats-Unis. Il s'agit du Président français Jacques Chirac, qui devait rencontrer ce mardi à Washington le Président Bush, du Premier ministre britannique Tony Blair, qui dînera avec le Président américain jeudi, et de la Troïka européenne - le Président du Conseil Louis Michel, le Haut Représentant Javier Solana, et le Commissaire Chris Patten - qui sera à Washington également jeudi pour des entretiens avec le Secrétaire d'Etat Colin Powell et Condoleeza Rice, conseillère du Président Bush pour la sécurité nationale.

Le sommet permettra de faire le point sur les travaux des différentes instances de l'UE qui, depuis les attentats du 11 septembre, ont tenu des réunions extraordinaires pour réagir à cette crise, politiquement et concrètement, en envisageant en particulier des mesures pour renforcer la lutte commune contre le terrorisme, à savoir: - la réunion du Conseil Affaires générales du 12 septembre, à laquelle a participé le Secrétaire général de l'OTAN Lord Robertson (voir EUROPE du 13 septembre, p.14); - la rencontre informelle des ministres des Transports du 14 septembre (voir EUROPE d'hier, p.9); - la réunion que doit tenir le Conseil Justice/Affaires intérieures le 20 septembre, consacrée spécifiquement à la lutte contre le terrorisme (voir pages 7 et 8); - la réunion informelle du Conseil Ecofin qui s'ouvre le 21 septembre à Liège (qui verra aussi son ordre du jour bousculé, et qui examinera les possibles conséquences économiques de cette crise: voir p.11).

Selon plusieurs sources, les chefs d'Etat et de gouvernement, lors de leur sommet à Bruxelles, devraient confirmer leur solidarité avec les Etats-Unis, mais aussi souligner la nécessité d'éviter tout amalgame entre terrorisme et Islam. Certains parmi eux devraient aussi insister sur la nécessité de recourir à tous les moyens, et pas uniquement aux moyens militaires, pour faire face à cette crise. Le sommet devrait être aussi l'occasion pour les Quinze de discuter au plus haut niveau de la grave détérioration de la situation au Proche-Orient (voir plus loin).

Louis Michel, Président du Conseil de l'UE, a salué mardi le "message de paix et d'ouverture" du Président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qui a indiqué qu'il avait fait savoir aux Etats-Unis que "nous sommes prêts à prendre part à une alliance internationale en vue de mettre fin au terrorisme contre des civils innocents". Ce message "ouvre des perspectives que la présidence de l'Union soutiendra de tout son poids", a dit M.Michel selon l'agence Belga.

Par ailleurs, dans une interview publiée mardi par la Libre Belgique, M. Michel a affirmé en particulier: "Je ne considère pas que nous sommes en guerre. Nous sommes mobilisés contre un phénomène de société que nous connaissons, le terrorisme, mais auquel nous n'avions pas accordé l'importance qu'il fallait". "J'observe que les Etats-Unis réagissent de manière raisonnable et fort sobre. Ils ne donnent pas le sentiment de vouloir (...) riposter sans réfléchir", remarque-t-il. Et, à la question de savoir s'il ne craint pas que la riposte soit disproportionnée et touche surtout des innocents, il réplique: "Avec le soutien de l'OTAN et de l'Europe, j'ai beaucoup moins peur. A partir du moment où les autorités américaines sont le soutien massif de la communauté internationale, il leur sera plus facile d'expliquer à leurs compatriotes que la riposte doit être ciblée, mesurée, réfléchie ". Selon lui, en mettant "nos informations ensemble, on doit bien avoir une chance d'amoindrir durablement les foyers de violence".

Le Haut Représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, s'est aussi félicité, mardi, "des déclarations claires faites ce matin par le Président Arafat à Gaza". "Son appel à la retenue doit être entendu de tous. Il est temps de reprendre un vrai dialogue entre Israéliens et Palestiniens, surtout dans les circonstances critiques que traverse le monde. Tous les efforts actuels de l'UE vont dans ce sens", a-t-il dit à Bruxelles.

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