login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8042
Sommaire Publication complète Par article 16 / 46
INFORMATIONS GENERALES / (eu)ue/developpement

Croissance et réduction de la pauvreté sont les leviers de la sécurité alimentaire dans les pays pauvres et une priorité de la politique de développement de l'UE, affirme le Commissaire Nielson

Bruxelles, 06/09/2001 (Agence Europe) - Devant les participants à une conférence sur la faim dans le monde intitulée «Pour une sécurité alimentaire durable à l'horizon 2020 » (conférence organisée à Bruxelles par l'International Food Policy Research Institute), Poul Nielson, Commissaire européen à la politique de Développement et à l'aide humanitaire, a estimé qu'avec 800 millions de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition, se préoccuper de cette question est «un impératif moral ». D'autant que «cinq ans après le sommet mondial de l'alimentation qui avait fixé à la communauté internationale l'objectif de réduire de moitié le nombre de personnes mal nourries, au plus tard en 2015, nous sommes loin du compte », a déclaré le Commissaire en insistant sur l'urgente nécessité d'agir. Voici les objectifs et priorités d'action de la Commission telles qu'il les a présentées à cette occasion.

La politique de sécurité alimentaire poursuivie par la Commission est conçue comme une composante d'une stratégie globale de réduction de la pauvreté. Le meilleur moyen de garantir à tous la sécurité alimentaire (NDLR: au sens d'approvisionnement en quantités suffisantes) est de mettre en œuvre une politique de grande ampleur combinant croissance et réduction de la pauvreté, la croissance étant, selon Poul Nielson, une condition nécessaire mais non suffisante pour atteindre cet objectif. Garantir que les pauvres soient inclus dans la croissance, nécessite de: - développer des marchés, des institutions et des infrastructures accessibles aux pauvres et fournir des services durables axés sur les biens publics ; - s'attaquer en priorité aux inégalités qui sont les racines de la pauvreté et de la faim, par la distribution des terres, la conduite d'une réforme agraire, la création d'emplois, la garantie d'un accès universel aux services de santé et d'éducation, un crédit rural plus accessible aux personnes dépourvues de famille, un encouragement à la participation politique des pauvres.

Le peu de progrès réalisés jusqu'à présent démontrent qu'il ne suffit pas de se concentrer sur la mise à disposition et la production de denrées alimentaires, et de compter sur l'aide alimentaire. Il convient, selon Poul Nielson, d'assurer la cohérence entre la politique alimentaire, la politique commerciale, la gestion macro-économique, l'intégration régionale, les secteurs clés dans les domaines économique et social, les préoccupations environnementales, les politiques agricoles internes des pays de l'OCDE. «Et surtout, nous devons nous attaquer à la dimension politique de l'insécurité alimentaire en prêtant davantage attention à la promotion de la démocratie et de la bonne gestion des affaires publiques, à la prévention des conflits et à la construction de la paix », a-t-il déclaré.

L'initiative «Tout sauf les armes », en vigueur depuis mars dernier pour renforcer les capacités commerciales des pays les moins avancés, l'appui de la Commission au renforcement des capacités productives et commerciales des pays en développement, l'effort entrepris pour réduire les subventions communautaires aux exportations de produits agricoles, pour prendre davantage en compte les intérêts des pays en développement dans les accords de pêche conclus par l'Union et dans le prochain cycle de négociations commerciales à l'OMC ont été cités par le Commissaire comme autant d'exemples illustrant cette politique et constituant, selon lui, «des éléments clés pour améliorer la sécurité alimentaire dans les pays les plus pauvres ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT