Bruxelles, 04/09/2001 (Agence Europe) - Après le retrait des Etats-Unis et d'Israël de la Conférence mondiale sur le racisme à Durban en raison de formulations attaquant l'Etat hébreu dans le projet de déclaration finale (voir EUROPE du 3/4 septembre p.5-6), Européens, Africains et pays arabes se sont retrouvés dans la nuit de lundi à mardi pour tenter de sauver la Conférence. "L'Union européenne est décidée à rester unie sur le fond et sur la forme, quelle que soit la suite de événements (…). Les Quinze m'ont donné mandat d'accepter la proposition de ma collègue sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma (et présidente de la Conférence) qui consiste à rédiger un texte entièrement neuf, susceptible de recueillir un consensus final sur la question du Moyen-Orient", a déclaré le Président du Conseil de l'UE Louis Michel à la presse, en soulignant: "L'Union européenne reste à Durban". Et d'ajouter que "cela ne signifie pas qu'il y aura nécessairement accord sur un texte mardi. Il reste encore quatre jours avant la fin de la Conférence".
Au sujet du refus des pays occidentaux de verser des réparations aux victimes de l'esclavage et du colonialisme (voir EUROPE du 31 août p.3-4), Louis Michel a pris contact notamment avec les délégations espagnole, britannique, portugaise et néerlandaise, des pays qui "ont des difficultés à présenter des excuses", et s'est dès lors vu confier la mission de "trouver une formulation qui puisse aller à la rencontre de la volonté des Africains d'obtenir de telles excuses", et qui devrait aller plus loin que le témoignage de regret sur lequel les ministres des Affaires étrangères de l'UE s'étaient accordés le 16 juillet dernier, souligne la délégation belge.