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Bulletin Quotidien Europe N° 8040
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc

Réunion informelle des 142 mardi à Genève

Bruxelles, 04/09/2001 (Agence Europe) - Les préparatifs pour le lancement d'un nouveau cycle de négociations commerciales sont sur le point d'entrer dans leur dernière ligne droite, à quelques semaines du rendez vous ministériel de Doha qui sera aussi un test de maturité pour l'Organisation mondiale du commerce après l'échec cuisant de sa précédente conférence ministérielle - organisée à l'ancienne et mal préparée - à Seattle en décembre 1999. Mais cette semaine, l'heure est encore aux conciliabules.

C'est dans cet esprit que s'est déroulé, le week-end dernier, le « mini-Sommet » de Mexico que les 17 principaux acteurs du système commercial ont quitté avec le sentiment d'avoir progressé, chacun de son point de vue, et le couple transatlantique d'être conforté dans le bel optimisme qu'il affiche depuis le début de l'été (voir EUROPE d'hier, p. 9). C'est aussi de manière informelle que les 142 se sont retrouvés ce mardi, à Genève, pour en mesurer les résultats et continuer le travail de déblayage qui s'impose pour éviter un nouveau revers à l'OMC. Les Européens, pour qui le lancement d'un nouveau round est la pierre d'angle de leur politique commerciale, s'apprêtent quant à eux à gagner Bruges où ils feront le point, jeudi et vendredi, avec leur négociateur en chef, le Commissaire Pascal Lamy, sur les préparatifs et le positionnement de l'Union, à l'occasion de la session informelle des ministres du Commerce organisée par la Présidence belge.

« Depuis Seattle, nous sommes en première ligne et donnons le ton. Il est bon de voir qu'une masse (de pays) est maintenant derrière nous », soulignait-on ce mardi, de source proche de la Commission, en citant les quelques nouveaux thèmes de négociation qui commencent à faire mouche (surtout auprès des Américains, latino-américains et quelques pays émergents) comme la concurrence, l'investissement et l'environnement, bien que la plupart des pays en développement continuent officiellement de leur attribuer des objectifs néoprotectionnistes et de les qualifier publiquement d'obstacles au succès de Doha. « N'oublions pas que nous sommes en train de préparer une négociation », expliquait-on de même source, en estimant que la réunion de Mexico s'est avérée en particulier « très positive pour créer de la confiance », en ce qu'elle a permis d'avoir « une explication franche et honnête » entre les meneurs de jeu et avec ceux du monde en développement. « C'était vraiment utile dans la perspective du lancement réussi du round, qui reste l'objectif principal de l'Union. Pour autant, les thèmes abordés (à Mexico) sont complexes et il faudra encore beaucoup travailler ». Les questions les plus délicates portent sur les problèmes de mise en oeuvre des accords existants - que les pays en développement veulent voir régler en priorité - certaines règles de l'OMC, concernant notamment l'antidumping et les subventions, l'investissement, la concurrence, l'environnement - car ceux qui rechignent sont malgré tout encore nombreux -, et les textiles. Il y a bien évidemment aussi le secteur-clé de l'agriculture, qui focalise toute les tensions et les confrontations. Sur la relation entre le commerce et les considérations sociales, « je crois que l'on s'achemine vers la solution » proposée par les Européens, à savoir la création d'un forum incluant l'OMC et les institutions internationales compétentes, telles que l'OIT, pour nouer un dialogue incluant le respect des normes fondamentales du travail, le développement durable et les aspects qui intéressent les pays en développement, estimait-on à Bruxelles.

Les 142 ont encore quelques semaines devant eux avant d'entamer la dernière ligne droite de leurs préparatifs. A la fin du mois, le Directeur général de l'OMC, Mike Moore, mettra sur la table le tout premier projet d'agenda pour le cycle, et quelques jours après se déroulera le Conseil général de l'institution, qui devrait être l'ultime « test de réalité » avant Doha.

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