Bruxelles, 10/05/2001 (Agence Europe) - « Combler le fossé entre les résultats de la recherche et la politique environnementale » est le thème d'une conférence internationale qui se tient actuellement à Stockholm (9-11 mai) pour améliorer la contribution de la communauté scientifique à la politique de développement durable poursuivie par l'Union. Les participants à cette conférence, organisée conjointement par la Présidence suédoise du Conseil, la Commission européenne et l'Agence européenne de l'environnement (AEE), réfléchissent aux moyens de raccourcir le délai qui sépare la mise à disposition des données scientifiques indispensables et la prise de décision au niveau politique.
« Je veux faire de la durabilité un poste phare de la recherche européenne », a déclaré Philippe Busquin, Commissaire européen à la recherche, à l'ouverture de la conférence. La proposition de sixième programme cadre de recherche et de développement technologique (actuellement sur la table du Conseil et du Parlement) fait de la durabilité une priorité pour la production de connaissances et de technologies, en particulier dans les domaines des transports, de l'énergie et de la mobilité, en mettant l'accent sur la mise en réseau de toutes les équipes européennes de recherche, a ajouté le Commissaire. Selon lui, la recherche sert déjà les objectifs de développement durable en ce qu'elle permet, par exemple, de réduire la consommation en eau, d'augmenter la productivité de l'eau dans l'industrie papetière, de fournir des méthodes d'évaluation des coûts des différents cycles de carburant, ainsi que des analyses permettant de comprendre le phénomène de changements climatiques et de tenter de l'endiguer.
Au nom de la présidence du Conseil, Kjell Larsson, ministre suédois de l'Environnement, a souligné l'importance que peut jouer le 6ème programme-cadre de R&D dans la réalisation des objectifs poursuivis par le sixième programme d'action pour l'environnement si l'on opère un couplage entre ces deux instruments.
Margot Wallström, Commissaire européen à l'environnement, a exhorté la communauté scientifique à concentrer ses efforts de recherche sur les tendances contraires au développement durable afin de: a) combattre les changements climatiques ; b) gérer efficacement les ressources naturelles ; c) s'attaquer aux problèmes de santé et de financement des soins de santé ; d) développer une politique d'utilisation des sols et de transports encourageant la mobilité durable ; e) combattre l'exclusion sociale et la pauvreté ; f) résoudre les problèmes liés au vieillissement de la population. Ces domaines d'action, identifiés par la Commission comme prioritaires, constitueront l'ossature de la stratégie pour le développement durable qui sera soumise à l'approbation des chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze lors du Sommet européen de Göteborg (15-16 juin). Bedrich Moldan, président de la Commission des Nations Unies pour le développement durable, a mis l'accent sur la contribution potentielle des pays candidats à l'adhésion, au développement durable de l'Union, en raison de leur biodiversité souvent intacte.