login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7962
Sommaire Publication complète Par article 11 / 51
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/onu/developpement

L'Union accueille la troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés du 14 au 20 mai à Bruxelles - Vers un plan d'action

Bruxelles, 10/05/2001 (Agence Europe) - « C'est tout simplement dans l'avenir des plus démunis que se joue le bien-être de l'humanité tout entière ». Cette citation de Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies » donne le ton et l'esprit de la troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) qui sera accueillie du 14 au 20 mai dans les locaux du Parlement européen à Bruxelles. Par PMA, on entend les 49 pays au monde dans lesquels la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour (selon la définition des Nations Unies).

Au cours d'une conférence de presse, ce jeudi à Bruxelles, Poul Nielson, Commissaire européen au développement, et Rubens Recupero, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, ont expliqué l'enjeu de cette conférence censée déboucher sur un plan d'action apte à éliminer la pauvreté dans les pays les moins avancés en facilitant leur intégration progressive dans l'économie mondiale, avec le soutien de la communauté internationale.

Pour Poul Nielson, ce rendez-vous international a pour objectifs principaux de: 1) stimuler la conscience de la pauvreté dans l'opinion publique mondiale et la sensibiliser à la nécessité de trouver des solutions mondiales à ce fléau ; 2) d'inciter les pays développés à examiner ce qu'ils font pour ces pays les moins avancés, pas seulement en termes de coopération au développement, mais aussi en matière de lutte contre les changements climatiques, d'accès au marché, de coopération scientifique, etc. 3) d'encourager les pays en développement à mettre la pression sur leurs décideurs pour qu'ils élaborent des politiques répondant aux échecs du développement et aux atteintes à la démocratie.

« L'Union est convaincue de la nécessité de parvenir à des résultats concrets qui feront la différence pour les populations des pays les moins avancés », a déclaré le commissaire en rappelant les grands axes d'intervention préconisés par la Commission - allocation prioritaire des ressources aux PMA dans la coopération au développement, accès illimité des produits de ces pays au marché européen, assistance technique accrue pour le respect des normes sanitaires et phytosanitaires sur les marchés d'exportation, abandon des mesures antidumping à l'encontre de ces pays, aide pour faciliter leur adhésion à l'OMC et leur accès aux médicaments en utilisant la flexibilité des accords TRIPS, renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles, intensification de l'allégement de la dette (voir la communication de la Commission à ce sujet dans EUROPE du 12 avril, p. 9). « L'Union espère créer l'élan nécessaire, à la conférence, pour que d'autres lui emboîtent le pas. Un bon résultat dépendra de la reconnaissance, par la communauté internationale, que la complexité des problèmes nécessite un effort conjoint des partenaires - PMA et pays développés.

Rubens Recupero, pour sa part, a insisté sur le caractère novateur de cette conférence, qui, contrairement aux précédentes (Paris, 1981 et 1990), ne sera pas limitée aux seuls gouvernements, mais élargie au secteur privé (de hauts responsables de grands groupes industriels participeront aux travaux) et à la société civile organisée, qui se réunira en un «forum des ONG » tout au long de la conférence. L'ouverture de la conférence par deux tables rondes sur «le défi de l'éradication de la pauvreté » témoigne de cette innovation. L'une d'entre elles, présidée par Kofi Annan, comptera plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que des représentants de grandes ONG comme Oxfam, «ce qui montre que la solution ne viendra pas seulement des gouvernements », a souligné M. Recupero. Et d'ajouter: « aucun aspect fondamental de la problématique ne sera négligé car il n'est pas possible de simplifier les problèmes de développement. Chaque jour sera consacré à un aspect particulier, et la conférence fera, pour la première fois, place à des débats interactifs ». Les investissements et l'accès au marché y occuperont une place centrale.

Voici les principaux thèmes des travaux:

Lundi 14 - matin: cérémonie d'ouverture et tables rondes sur l'éradication de la pauvreté - après-midi: gouvernance, paix et stabilité sociale.

Mardi 15 mai - matin: renforcer les capacités productives - le secteur agricole et la sécurité alimentaire ; après-midi: propriété intellectuelle et développement.

Mercredi 16 mai: renforcer les capacités productives: le rôle de la santé.

Jeudi 17 mai - matin: commerce international, produits de base et services/tourisme ; après-midi: énergie.

Vendredi 18 mai - matin: renforcer les capacités productives - le rôle de l'investissement et des entreprises ; après-midi: développement des ressources humaines et emploi.

Samedi 19 mai - matin: développement des infrastructures ; après-midi: transport.

Dimanche 20 mai: financement de la croissance et du développement.

Parmi les événements parallèles figurent notamment une table ronde parlementaire, une rencontre de maires consacrée à la coopération entre villes, une table ronde sur les migrations et les réfugiés, une table ronde du secteur privé, une rencontre de jeunes entrepreneurs, un atelier sur l'économie digitale, un forum de la jeunesse et un forum des femmes entrepreneurs.

La cérémonie de clôture, dimanche, devrait intervenir après l'adoption d'un « Programme d'action pour le développement durable des pays les moins avancés et leur intégration progressive dans l'économie mondiale ».

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT