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Bulletin Quotidien Europe N° 7962
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/coree/chantiers navals

Les Coréens rejettent les accusations de la Commission, mais se disent prêts au compromis

Bruxelles, 10/05/2001 (Agence Europe) - La réaction du secteur à l'annonce d'une stratégie européenne visant à contrer les pratiques déloyales des chantiers navals sud-coréens ne s'est guère fait attendre (voir EUROPE d'hier, p. 10 ). Mardi, les industriels européens ont accueilli le double dispositif préconisé par la Commission européenne avec soulagement et circonspection, tandis que du côté coréen, on conteste le bien-fondé de ses accusations sans pour autant fermer la porte à un éventuel compromis.

L'Association des constructeurs navals de Corée "dément que ses membres aient reçu des subventions illégales". Les efforts de restructuration ont été entrepris par des institutions financières désireuses "de minimiser leurs propres pertes potentielles", affirme la KSA, en renvoyant aux mesures similaires prises dans d'autres secteurs pour moderniser l'économie coréenne au lendemain de la crise asiatique. Elle avance aussi que "la Commission a échoué à démontrer que les chantiers navals européens ont souffert d'un préjudice causé par leurs homologues coréens", en répliquant que le net recul accusé par les Européens dans certains segments du marché est "bien antérieur à 1997" et qu'ils se consacrent de toute façon surtout aux bateaux de croisière, un créneau où ils n'ont quasiment pas de concurrent. En outre, selon la KSA, les parts de marché perdues l'ont été "largement au profit de la Pologne, la Croatie et (...) pas de la Corée". Elle confirme toutefois être "ouverte à une solution à l'amiable" qui "se fonde sur des termes réalistes et acceptables".

Le CESA, qui représente les associations de constructeurs navals européens et a pris une part active dans la procédure communautaire, a quant à lui salué "les mesures concrètes tant attendues contre les distorsions commerciales" dans le secteur et, plus particulièrement: les conclusions de la Commission confirmant que la plainte du comité "est non seulement correcte dans les faits mais aussi légalement fondée", et sa recommandation de porter l'affaire devant l'OMC qui "souligne sa claire intention d'éviter à l'industrie européenne tout préjudice supplémentaire". Et c'est avec prudence que le CESA "attend de voir les termes détaillés" du futur projet de règlement concernant le mécanisme de défense temporaire pour pouvoir en évaluer l'efficacité". Il se dit toutefois confiant que le Conseil Industrie des 14 et 15 mai prochains "accordera une attention supplémentaire aux exigences pratiques" des entreprises du secteur, et plus particulièrement à la nécessité d'asseoir le dispositif sur "une anticipation de type commercial des développements du marché".

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