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Bulletin Quotidien Europe N° 7962
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/gestion des crises/police

Les Etats membres annoncent leurs intentions à la conférence sur les capacités de police pour la gestion internationale des crises

Bruxelles, 10/05/2001 (Agence Europe) - Lors de la conférence sur les « capacités de police des Etats membres pour la gestion internationale des crises », organisée ce jeudi à Bruxelles par la Présidence suédoise du Conseil, les Etats membres ont annoncé qu'ils mettront environ 4.500 officiers de police à disposition de l'UE. Plusieurs Etats fédéraux, où les décisions dépendent des pouvoirs régionaux, dont l'Allemagne et la Belgique devraient préciser leur contribution d'ici à la conférence ministérielle d'engagement qui se tiendra à l'automne, ce qui devrait permettre d'atteindre le chiffre, fixé lors du Sommet de Feira, de 5000 hommes, dont 1000 mobilisables en 30 jours.

Les engagements annoncés par les Etats membres correspondent approximativement à 1% de leurs effectifs policiers nationaux, indique une source communautaire, l'Italie devrait mobiliser quelque 900 hommes; la France a annoncé qu'elle pourrait en engager plus de 800 (600 gendarmes militaires et 206 policiers), dont 200 gendarmes mobilisables en 30 jours; l'Espagne 500, dont 300 mobilisables en 30 jours; le Royaume-Uni 450 policiers mobilisés sur une base volontaire; le Portugal 240; la Suède entre 160 et 170; la Grèce 150, dont 30 mobilisables rapidement; le Danemark 125 dont 25 mobilisables rapidement; l'Autriche entre 110 et 120, dont 20 rapidement mobilisables; la Finlande entre 60 et 70, le Luxembourg 6. Les Pays-Bas ont annoncé à titre indicatif qu'ils espéraient mobiliser environ 170 hommes et la Belgique environ une soixantaine par an. L'Irlande a rappelé qu'elle a actuellement 60 officiers déployés pour des missions internationales. La Présidence suédoise a insisté afin que 20 à 25% des effectifs soient constitués par des femmes, pour intervenir notamment dans les cas de délits sexuels. Ce jeudi, "il n'y avait que trois femmes et aucune à des postes de direction", notait toutefois un diplomate européen.

Outre cette première identification des contributions, que les ministres européens devront confirmer lors de la conférence d'engagement, la réunion s'est concentrée sur l'aspect qualitatif des futures forces civiles et leur formation, a souligné le chef de la police suédoise, Sten Heckscher, à l'issue des travaux. La Présidence suédoise a proposé notamment l'introduction d'un certificat délivré à l'issue d'une formation, dont devraient disposer au moins les 1000 officiers mobilisables en 30 jours. La présidence a souligné que la diversité des forces proposées (civile ou militaire, armé ou non, etc. ) devrait permettre de répondre à tous les types de missions qui leur seront confiés, et aux différents niveaux d'intensité des crises. Certaines délégations ont espéré que la base de données, qui sera complétée par le Secrétariat général du Conseil permettra de mobiliser ces différentes forces de manière cohérente. Les représentants des polices ont salué à cet égard la décision de créer une unité de police au Conseil, annoncée par Javier Solana.

La France propose un programme de travail

Sur la base notamment d'un projet de programme de travail présenté par la France, les Etats membres ont recensé les problèmes qui restent à résoudre d'ici 2003, entre autres: la structure de commandement (civil ou militaire ?), les besoins en termes de planification, la base juridique sur laquelle reposeront les interventions policières dans les pays tiers, le financement des équipements (la Commission européenne aurait indiqué qu'elle n'a pas de budget à cet effet), les moyens logistiques, l'interopérabilité entre les différents types de forces, la stratégie de sortie de crise. « Il serait souhaitable d'établir un programme d'action qui puisse être adopté lors du Sommet de Göteborg », a souligné le directeur général de la gendarmerie nationale française, Pierre Steinmetz, devant la presse. Le plan d'action européen devrait s'appuyer entre autres sur les enseignements du rapport Brahimi sur les opérations de paix de l'ONU.

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