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Bulletin Quotidien Europe N° 7956
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bce

La BCE se dit "optimiste" sur les perspectives de croissance de la zone euro - Présentation du rapport annuel auprès de la commission des affaires économiques et monétaires

Bruxelles, 02/05/2001 (Agence Europe) - A l'occasion de la publication de son rapport annuel (année 2000), la Banque centrale européenne (BCE) a affiché, ce mercredi, sa confiance quant aux perspectives de croissance de la zone euro. Son vice-président, Christian Noyer, qui présentait le rapport à la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, s'est dit "optimiste sur la stabilité des prix dans la zone euro pour les années à venir". Il n'a donné aucun signe d'assouplissement de la politique monétaire, rappelant au passage le rôle de gardien de l'institution, qui est de "garantir la durabilité d'une croissance non-inflationniste". Wim Duisenberg, le président de la BCE, écrit dans le rapport qu'il existe "de bonnes raisons de faire preuve d'un optimisme réaliste sur les perspectives de croissance de la zone euro".

"L'année 2000 a été celle d'une croissance solide. Le taux de croissance économique, aux alentours de 3,5%, était le plus haut enregistré dans la zone euro depuis une décennie et a été accompagné d'une forte création d'emplois", a déclaré M. Noyer. En même temps, l'inflation a augmenté pour atteindre une moyenne de 2,4% durant la même année, principalement en raison d'un accroissement des prix à l'importation et de la crise pétrolière. Dans la mesure où la tendance inflationniste est restée, ces trois derniers mois, "largement supérieure à la normale", M. Noyer a insisté sur la nécessité de "ne pas s'engager dans la spirale de l'inflation". Il a reconnu que le ralentissement de la croissance mondial aurait des effets sur l'économie européenne, en provoquant, notamment un affaiblissement de la confiance des consommateurs. La BCE considère néanmoins, au vu des prévisions du Fonds monétaire international et de l'OCDE, que la croissance réelle sera plus élevée que la tendance potentielle 2001-2002. Pour M. Noyer, la politique de modération salariale doit se poursuivre pour que l'inflation passe sous le seuil des 2% que la BCE a fixé comme repère pour une éventuelle baisse de ses taux d'intérêt. Il a invité les partenaires sociaux à garder en ligne de mire, au cours des négociations, le chiffre de 2% et non celui de l'inflation actuelle qui est de 2,6%. Le rapport encourage à continuer le processus de réformes structurelles et à mener une politique de consolidation budgétaire afin de renforcer le potentiel de croissance de l'économie. A cet égard, M. Noyer a insisté pour que "les mesures de réduction fiscale soient appuyées par des restrictions au niveau des finances publiques". S'agissant du passage à la monnaie unique, il a précisé que les lignes directrices de la BCE ont été adoptées par les banques centrales. Il a ajouté que la production des billets serait augmentée de 10%. Il prévoit que la mise en circulation des pièces et billets en 2002 renforcera la confiance des consommateurs et des milieux d'affaires".

Sur le plan des comptes annuels, pour l'année 2000, la BCE a réalisé un profit de 1990 millions d'euros. Elle emploie 1000 personnes provenant des 15 Etats membres et envisage une augmentation de 7% du personnel.

La plupart des questions des parlementaires ont porté sur l'opportunité, pour la BCE, de baisser les taux directeurs. La présidente de la commission des affaires économiques et monétaires, Christa Randzio-Plath, a demandé à M. Noyer de réagir aux pressions récentes qu'a subies la BCE, notamment en provenance des Etats-Unis. Ce dernier a souligné que les Etats-Unis et l'Europe connaissent une situation différente sur plusieurs points: 1) l'économie américaine connaît un ralentissement considérable, tandis que la confiance des consommateurs européens reste à un bon niveau; 2) la stratégie de la BCE est orientée à moyen terme vers une croissance non-inflationniste durable et vise à éviter toute fluctuation brusque. "Il était prévu que la croissance américaine diminue, la question est de savoir si l'atterrissage se fera en douceur. L'objectif des Etats-Unis est d'éviter la récession, alors que le potentiel de l'économie européenne reste bon."

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