Östersund, 10/04/2001 (Agence Europe) - Lors de la conférence de presse finale du Conseil informel des ministres de l'Agriculture qui s'est tenu à Östersund (Suède), le Commissaire Franz Fischler a insisté sur le lien entre la qualité des denrées alimentaires et la politique agricole. Il a fait un premier bilan de la réforme de 1999, affirmant que les agriculteurs ont réagi aux signaux du marché: - le montant des aides agricoles a été adapté aux structures de coût des exploitations (réduction des aides de 20% au maximum et utilisation des montants dégagés pour des mesures de développement rural ; -disparition des montagnes de beurre et de céréales et équilibre, jusque en novembre 2000, du marché de la viande bovine, - consommation annuelle de céréales fourragères européennes supérieure de 25 millions de tonnes par rapport au début des années 90 ; - baisse de la consommation d'engrais et de produits phytosanitaires. Il a précisé aussi que « les exploitations agricoles qui ne disposent pas de bases économiques solides ne peuvent être durables. Les agriculteurs ont besoin d'un revenu adéquat et les ajustements structurels doivent être réalisés d'une manière socialement équitable ».
M. Fischler a indiqué que la plupart des ministres qui sont intervenus lors du débat ont rappelé que les objectifs qui avaient été conférés à l'Agenda 2000 (agriculture compétitive, méthodes de production garantissant la sécurité alimentaire, diversité des fonctions de l'agriculture, simplification…) sont toujours "d'actualité, et qu'il n'y a pas lieu de les revoir ». Par contre, la question de savoir quelles sont les meilleures mesures pour atteindre ces objectifs « constitue une autre paire de manches, de même que le rythme à imprimer à nos réformes ». C'est justement la tâche de la révision à mi-parcours dévolue à la Commission, a-t-il expliqué. « L'année prochaine sur la base d'une analyse fouillée et dûment étayée, nous allons devoir exposer dans quelles mesures les hypothèses de travail de 1999 sont encore applicables ou dans quelle mesure il y a lieu de les revoir. Ensuite, nous allons devoir exposer les tendances des marchés européens et mondiaux et évaluer si les instruments identifiés dans l'Agenda 2000 sont suffisamment efficaces pour atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés. Je pense que notre plan de vol est très clair: cette année, nous allons devoir commencer notre évaluation, les travaux préparatoires ont déjà été engagés au sein des services et nous devrions en temps en en heure soumettre l'évaluation à mi-parcours pour l'année prochaine.
« Aujourd'hui, nous devons prendre le consommateur et ses attentes comme point de départ, ensuite examiner ce qui se passe dans le secteur alimentaire dans la transformation des aliments et remonter jusqu'à la production agricole, voire en amont, les fournisseurs des producteurs », a t-il conclu.