Bruxelles, 09/04/2001 (Agence Europe) - Invité à parler de l'introduction de l'euro devant le Comité des régions, le Commissaire Pedro Solbes a appelé les collectivités locales et régionales à "adopter une démarche plus volontaire" pour développer l'utilisation de l'euro et familiariser les citoyens avec son utilisation. Beaucoup d'administrations publiques offrent la possibilité aux administrés d'utiliser l'euro dans de plus en plus d'opérations, mais, de l'avis du Commissaire, elles devraient aller plus loin par exemple en payant les traitements des fonctionnaires en euros, ou encore en employant la monnaie européenne pour les contrats publics.
D'après le dernier rapport de la Commission européenne sur les préparatifs pour l'introduction de l'euro, adopté mardi et présenté par M. Solbes aux membres du Comité des régions, les administrations locales sont dans l'ensemble assez bien préparées au passage à la monnaie unique. Le Commissaire a toutefois déploré que "les préparatifs soient souvent reportés au second semestre 2001".
Interrogé par plusieurs membres du Comité sur les difficultés des petites collectivités, le Commissaire a reconnu que ce sont celles qui "connaissent le plus de difficultés". Il les a invitées à "étudier et planifier les changements nécessaires". "Beaucoup ne changeront pas leurs systèmes avant le 1er janvier 2002, mais elles doivent être prêtes pour cette date", a-t-il souligné. Les administrations locales et régionales sont invitées à suivre quelques bons exemples, comme les villages de la région de Barcelone, qui ont chacun invité l'ensemble des acteurs locaux à se réunir pour constituer des enceintes locales de suivi du passage à l'euro et pour coordonner les actions d'information à la population et aux PME (voir EUROPE du 5 avril p.14). Le Commissaire a aussi souligné l'intérêt des opérations de simulation de paiement avec des euros, ou encore des actions d'information dans les écoles.
Au cours de sa trente-huitième session, le Comité des régions a adopté plusieurs avis, sur:
- l'audit urbain réalisé par la Commission européenne: le Comité estime que cet audit fournit un tableau utile, mais partiel, du développement des villes européennes. Les statistiques ne sont pas toujours complètes et pas toujours comparables, l'audit urbain ne devrait donc pas être la seule base pour l'élaboration de la politique européenne de la ville, estime le Comité.
- la sécurité maritime et la pollution des mers: le Comité demande que les collectivités locales et régionales soient impliquées dans ces politiques.
- les règles pour l'octroi d'un concours financier communautaire dans le domaine des réseaux transeuropéens: le Comité des régions regrette que le transport maritime et fluvial bénéficie peu de ces aides.
- la prochaine Conférence intergouvernementale: le Comité des régions demande que cette nouvelle réforme des Institutions lui accorde un rôle qui ne soit plus "purement consultatif".