Bruxelles, 26/03/2001 (Agence Europe) - La Présidence suédoise a fait, au nom de l'Union européenne, la déclaration suivante: "L'UE est profondément préoccupée par le décret présidentiel pris le 12 mars et qui vise à imposer des restrictions très étendues à l'aide étrangère fournie au Bélarus au titre de la démocratisation, des droits de l'homme ainsi qu'à l'aide humanitaire. Ce décret marque une distanciation par rapport à la volonté affichée d'engager un dialogue avec la communauté internationale et pourrait conduire à un renforcement de l'isolement volontaire. C'est pourquoi, l'UE presse les autorités biélorusses de retirer ce décret.
L'UE a suivi avec une très grande attention les élections législatives partielles au Bélarus et la campagne électorale qui les a précédées. Elle a pris note des évaluations faites par les représentants de l'UE à Minsk et par le groupe de monitoring de l'OSCE. Dans ses contacts avec le ministre biélorusse des Affaires étrangères en février, l'UE a souligné l'importance de réaliser des progrès en ce qui concerne les critères communs de l'OSCE, de l'UE et du Conseil de l'Europe. L'UE regrette que peu de progrès aient pu être observés, avant les élections partielles, dans le processus de démocratisation, et que des progrès suffisants n'aient pas vu le jour en ce qui concerne ces critères. Si les autorités biélorusses s'engageaient à développer un processus de démocratisation réelle, l'UE serait prête à offrir son soutien. L'UE va suivre de près l'évolution jusqu'à l'élection présidentielle de cette année, et demande au gouvernement du Bélarus de créer les conditions politiques pour des élections présidentielles libres et équitables. Cela traduirait de réels progrès par rapport aux critères mentionnés plus haut. L'UE insiste à nouveau sur l'importance d'élections démocratiques pour l'avenir des relations entre le Bélarus et l'Europe. Cela constituerait une première étape sur la voie d'une normalisation des relations avec l'Union européenne.
Les pays d'Europe centrale et orientale, associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, et les pays de l'AELE, membres de l'Espace économique européen, s'associent à cette déclaration" (traduction non officielle).