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Bulletin Quotidien Europe N° 7932
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/politique commerciale

Désaccord entre importateurs et producteurs européens d'engrais

Bruxelles, 26/03/2001 (Agence Europe) - L'association européenne des importateurs de fertilisants (EFIA) attire l'attention de la Commission européenne sur la politique de prix, selon elle "très agressive", qui est pratiquée par l'un des principaux plaignants dans la procédure antidumping visant l'urée originaire de dix pays tiers (Biélorussie, Bulgarie, Croatie, Egypte, Estonie, Libye, Lituanie, Pologne, Roumanie et Ukraine).

"Comment une partie peut-elle sincèrement invoquer un préjudice causé par des importations à bas prix lorsqu'elle pratique elle-même une politique de baisse exagérée des prix qui ne peut qu'avoir des effets adverses sur le marché", y compris une chute des prix de l'urée et d'autres fertilisants azotés, s'interroge l'EFIA dans une lettre adressée aux responsables de l'investigation communautaire. Et d'affirmer que "les perturbations actuelles sur le marché italien ne peuvent être imputées aux importations mais sont entièrement causées par l'un des plaignants" dans cette affaire, en l'occurrence Hydro Italia. Cette filiale de Norsk Hydro aurait ainsi réduit ses prix d'environ 30 US$ par tonne d'urée granulaire en quelques semaines, alors que les fluctuations ne vont "jamais" au-delà de 10-15 US$/t.

En arguant de ce comportement et de contradictions dans la plainte qui est à l'origine de cette procédure, l'EFIA demande à la Commission de tenir compte de ces éléments lorsqu'elle évaluera le lien de causalité entre le dumping et le préjudice allégués par l'EFMA, l'association des fabricants d'engrais européens. Sur le fond, elle réaffirme, comme elle l'a déjà fait à plusieurs reprises l'an dernier, que le préjudice invoqué par le porte-parole de l'industrie communautaire dans cette affaire n'est pas imputable aux produits faisant l'objet d'un dumping mais "aux prix très élevés du gaz" qui entre dans la composition de l'urée. L'EFIA souligne que l'imposition de mesures contre les dix pays visés par la procédure (en plus des mesures en vigueur contre l'urée russe) "signifierait que les importations, libres de droits antidumping, seraient confinées à moins de 4% du marché communautaire de l'urée", ce qui rendrait "impossible l'exercice d'une concurrence effective au détriment des importateurs et des utilisateurs", affirme-t-elle. EUROPE rappelle que l'urée est généralement utilisée comme fertilisant en agriculture ou à des fins industrielles, en tant qu'additif dans les aliments pour bétail et comme matière première pour la fabrication de produits pharmaceutiques et de colles.

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