Bruxelles, 19/12/2000 (Agence Europe) - En dressant le bilan du Conseil Environnement, la ministre française Dominique Voynet s'est félicitée des progrès réalisés sur de nombreux dossiers que la Présidence française avait inscrits parmi ses priorités. Evoquant les conclusions sur les changements climatiques (voir la nouvelle suivante), Mme Voynet a refusé de se laisser abattre: « Nous souhaitons poursuivre, avec une obsession: l'intégrité environnementale du Protocole de Kyoto. Je suis persuadée que le travail fourni, la fermeté et l'ouverture de l'Union finiront par payer », a-t-elle déclaré . Et d'ajouter: "l'Union respectera ses engagements sans attendre l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto".
Les conclusions adoptées sur l'amélioration de la gouvernance mondiale sont, pour elle, une étape à saluer dans un travail de réflexion important, et elle a souligné les difficultés résultant de "l'absence de reconnaissance des accords multilatéraux environnementaux par l'Organisation mondiale du commerce (OMC)". « Il nous faut poursuivre la réflexion », a souligné Mme Voynet en indiquant que la Présidence française avait proposé « un parcours pour accéder à la création d'une organisation de l'environnement d'abord en Europe, puis au niveau mondial », ce qui nécessitera encore beaucoup d'efforts, notamment avec les pays en développement.
L'accord politique « atteint tambour battant » sur la directive « évaluation et gestion du bruit ambiant » qui permettra l'adoption prochaine d'une « position commune » du Conseil a été salué comme un succès que l'on doit, en grande partie, à la célérité du rapporteur au Parlement et qui permettra, selon Mme Voynet, « d'initier une nouvelle politique communautaire essentielle pour la santé et l'environnement des citoyens ».
En l'absence d'avis du Parlement, le débat du Conseil sur les deux directives relatives aux déchets électriques et électroniques a, en revanche, uniquement permis de « déblayer le terrain » sur les éléments d'une orientation commune, « ce qui devrait faciliter le travail de la Présidence suédoise ».
Evoquant le débat d'orientation sur « le sujet très sensible des organismes génétiquement modifiés », Mme Voynet a indiqué qu'une écrasante majorité de délégations veut un régime horizontal, efficace et complet pour les OGM et produits issus d'OGM», en précisant que plusieurs délégations réclament toujours la mise en place de ce régime avant de lever le moratoire de facto sur la mise sur le marché de ces produits.