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Bulletin Quotidien Europe N° 7830
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/services postaux

Les partisans de la libéralisation des services postaux font campagne à Bruxelles, les opposants à Strasbourg

Bruxelles, 26/10/2000 (Agence Europe) - Les partisans de la libéralisation des services postaux en Europe ont lancé cette semaine à Bruxelles une initiative en faveur d'une concurrence libre et équitable, y voyant la solution pour améliorer les prix et la qualité. La "Free and Fair Post initiative" (FFPI), qui compte pour l'instant une douzaine de membres, dont Euro-Commerce (association représentant le commerce de détail), l'opérateur postal United Parcel Service (UPS) et des fédérations patronales nationales, entend ainsi faire contrepoids aux arguments des opposants à la libéralisation. Elle se prononce clairement en faveur du projet de directive présenté par la Commission européenne, à l'initiative du commissaire européen Frits Bolkestein, pour la libéralisation de 30% du trafic postal en 2003 et, à terme, l'ouverture totale du marché des services postaux à la concurrence.

"La mutation des services postaux a lieu, qu'on le veuille ou non", explique le président de la FFPI, Philippe Bodson. Ce bouleversement est poussé par les nouvelles technologies de l'information et le commerce électronique. La seule façon de la contrôler est une libéralisation progressive. La FFPI plaide pour la fixation d'une échéance pour l'ouverture totale du secteur postal à la concurrence et y voit l'intérêt des utilisateurs. "L'absence de date butoir prive le processus d'une dynamique indispensable", estime Philippe Bodson. 2007 serait, à son avis, une échéance raisonnable, pour l'aboutissement du processus de libéralisation.

La FFPI ne conteste pas le maintien d'un "service universel", à définir à l'échelon national. Elle récuse, en revanche, la nécessité de maintenir un secteur de monopole pour financer ces prestations de base. Selon l'association, le financement du service universel pourrait se faire soit par un fonds auquel tous les opérateurs postaux devraient contribuer, soit par des subventions de l'Etat. Le coût de ces services devrait quoi qu'il en soit figurer dans les comptes de façon totalement transparente.

Les opérateurs postaux publics proposent d'abaisser jusqu'à 150 g le seuil
du domaine réservé au monopole

En marge de la session plénière du Parlement européen, à Strasbourg, les représentants du Post Office, l'opérateur postal public britannique, sont, pour leur part, venus chercher l'appui de députés pour contrer le projet de libéralisation de la Commission européenne. Lors d'une rencontre organisée sur leur initiative, la Fédération britannique des receveurs de petits bureaux de poste (National Federation of Sub Postmasters) s'est inquiétée des effets possibles du projet pour les communes rurales. Le Post Office a proposé que la limite de poids au-delà duquel les envois sont ouverts à la concurrence soit ramenée de 350 des grammes actuels à 150 grammes (au lieu des 50 grammes proposés par la Commission). Neuf autres opérateurs postaux publics y sont favorables, y compris La Poste (France) et Poste Italiane (Italie), a-t-elle indiqué.

"De nombreux élus ont exprimé à nos côtés leur crainte que le projet de directive sur le secteur postal rende impossible la distribution de courrier et de colis à toutes les adresses", estime le Post Office dans un communiqué. "Tel qu'il est actuellement, le projet retire aux administrations fiscales les ressources financières dont elles ont besoin pour délivrer le courrier tous les jours (...). La directive devrait être amendée pour assurer que les besoins des citoyens européens sont pris en compte de façon prioritaire", a notamment déclaré Brian Simpson, député travailliste, rapporteur en 1997 sur la première directive sur les services postaux.

 

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