Strasbourg, 05/10/2000 (Agence Europe) - Le Parlement européen a, en suivant le travailliste britannique Robert Evans, son rapporteur sur la recommandation de la Commission sur la mobilité au sein de l'UE des étudiants, des personnes en formation, des jeunes volontaires, des enseignants et des formateurs, adopté 56 amendements visant à renforcer la portée de cette recommandation, sur laquelle il se prononçait en première lecture, selon la procédure de codécision. En particulier, le Parlement a: - ajouté parmi les bénéficiaires les personnes « ayant le niveau post-gradué, niveau post-doctoral et chercheur confirmé qui effectuent une activité liée à leur recherche » et les étudiants et professeurs qui effectuent des démarches indépendantes, en dehors de programmes communautaires comme Socrate ou Leonardo da Vinci ; - demandé d'élaborer des indicateurs appropriés permettant de comparer les résultats obtenus ;- renforcé les dispositions concernant la couverture sociale que les personnes concernées doivent pouvoir garder, afin de ne pas être pénalisées par leur mobilité (il en va de même pour le risque de double taxation) ; - demandé une sensibilisation des pays candidats à la recommandation afin d'encourager la participation de leurs ressortissants aux programmes de mobilité ; - insisté sur le développement de meilleures procédures pour faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes et qualifications.
La Commission européenne n'a pas été en mesure de reprendre certains de ces amendements: en effet, elle a précisé que, même si elle peut être d'accord avec leurs objectifs, elle ne saurait accepter des propositions qui exigent qu'elle entreprenne de nouvelles tâches pour lesquelles elle ne dispose pas des ressources nécessaires, notamment en personnel (voir la page 13, au sujet de la discussion que la Commission a eue mercredi à Strasbourg sur le problème général de l'adéquation entre les ressources disponibles et les tâches qui lui sont confiées).