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Bulletin Quotidien Europe N° 7814
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La communication de M. Busquin sur l'avenir de la recherche européenne a suscité de nombreuses questions des députés

Strasbourg, 05/10/2000 (Agence Europe) - Après avoir présenté, mercredi soir au Parlement européen, sa communication sur les orientations pour la politique dans le domaine de la recherche (2002-2006) et le 6ème programme-cadre (voir EUROPE d'hier p.9), le commissaire Philippe Busquin a participé à l'habituel jeu de questions-réponses. La travailliste britannique Eryl McNally l'a interrogé sur l'avenir du Centre commun de recherche (CCR) et sur les critères qui seront pris en compte pour établir "la valeur ajoutée européenne" d'un projet. La libérale néerlandaise Elly Plooij-van Gorsel a constaté que la communication de la Commission propose un "check up" du programme-cadre qui a déjà été tenté sans succès. Elle a regretté le peu de place consacrée à la multidisciplinarité et s'est interrogée sur le rôle dévolu au Parlement européen dans les collaborations à géométrie variable. Le communiste grec Mihail Papayannakis (SYN) a demandé au commissaire de clarifier sa position en ce qui concerne le soutien à la recherche fondamentale. Le vert français Yves Pietrasanta a apporté son soutien à un développement rapide de l'Espace européen de la recherche. Il a demandé au Commissaire s'il entendait lancer dès 2001 des actions pilotes pour tester la faisabilité de la mise en réseaux des centres d'excellence. Le social-démocrate allemand Bernd Lange lui a demandé ce qu'il adviendra à l'avenir des crédits recherche du budget Ceca.

Dans ses réponses, M. Busquin a souligné l'importance que continuera à jouer le CCR à l'avenir. Il a expliqué que la valeur ajoutée européenne devrait se fonder sur la dimension multinationale des projets ainsi que sur leur intérêt européen. "Le programme-cadre doit à l'avenir permettre de structurer la recherche européenne", a-t-il dit en insistant également sur la nécessité d'accepter des formules comme la géométrie variable pour améliorer la coordination entre les différentes activités de recherche. En ce qui concerne la multidisciplinarité, il a rappelé qu'elle était évoquée dans la communication. "Il est clair que le développement se fera le plus souvent à la frontière entre différents domaines scientifiques", a-t-il ajouté. Il a souligné que la dichotomie entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée n'est plus vraiment fondée: la plupart des scientifiques reconnaissent aujourd'hui que cette "césure" est devenue artificielle. "Nous essaierons de faire un maximum d'expériences pilotes dès 2001", a-t-il indiqué avant de rappeler que le programme-cadre ne représente que 5% des dépenses publiques de recherche en Europe et qu'il n'y aura pas d'Espace européen de la Recherche sans véritable partenariat entre tous les acteurs et, en particulier, les Etats membres. En ce qui concerne les crédits recherche du budget Ceca, il a rappelé qu'il avait été décidé de ne pas les intégrer au programme-cadre et de maintenir leur destination particulière.

Ce débat se poursuivra la semaine prochaine à Bruxelles, à l'occasion de la présentation détaillée de ses orientations par le commissaire Busquin devant la commission parlementaire de l'industrie, le 12 octobre.

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