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Bulletin Quotidien Europe N° 7798
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/tunisie

Clarification des positions sur la révision des régimes applicables aux échanges agricoles

Bruxelles, 13/09/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne et la Tunisie ont entamé cette semaine les négociations sur le régime d'accès des produits agricoles, comme le stipule l'accord d'association (voir EUROPE d'hier p. 13). La première phase a été centrée sur l'établissement d'une évaluation précise des échanges agricoles réciproques et des réglementations et tarifs appliqués de part et d'autre, avant d'aborder, dans un cadre technique, la négociation produit par produit. Une rencontre conclusive est prévue en novembre.

L'objectif est de réviser les dispositions appliquées depuis 1998 en vue d'améliorer l'accès des produits agricoles exportés par la Tunisie et de réaliser, « par étapes successives », la libéralisation complète des échanges.

Du côté tunisien, la principale demande concerne l'huile d'olive, présentée comme un «produit central». La Tunisie insiste pour que soit mieux pris en compte le caractère social et traditionnel de cette production, et demande que la quantité actuellement admise par l'UE en franchise (46.000 t./an) soit portée à 50.000 t/an. Le nouveau régime comporterait aussi un partenariat qui permettrait de viser d'autres marchés que ceux de la zone euro-méditerranéenne par un recours accru au TPA (trafic de perfectionnement actif) c'est-à-dire utilisation d'huile d'olive tunisienne dans des préparations et conserves alimentaires réexportées vers des pays tiers. Actuellement, outre ses exportations annuelles de 46.000 t. en franchise, la Tunisie livre à l'industrie alimentaire européenne une soixantaine de milliers de tonnes supplémentaires qui ne sont pas assujetties au droit plein car réexportées vers des pays tiers. Du côté européen, l'on reconnaît la sensibilité tunisienne à ce produit, mais les négociateurs doivent tenir compte de la situation du marché de l'UE (actuellement marquée par une augmentation de la production, affirme-t-on de source communautaire).

Pour d'autres produits, l'objectif est d'améliorer le régime en vigueur et de réviser certains mécanismes d'accès (calendriers, prix d'entrée, choix de produits commercialement plus viables, etc.) afin d'accorder à la Tunisie les avantages qui ont déjà été accordés à d'autres pays tiers méditerranéens, et aussi à inclure, dans la liste des produits couverts par l'accord, de nouveaux produits. En échange est envisagé un abaissement des protections du marché tunisien pour certains produits européens. De source tunisienne, on indique que l'accord a permis, depuis 1998, d'améliorer la position des produits européens sur ce marché comme il a permis une meilleure diversification géographique intra-européenne des exportations agricoles tunisiennes, auparavant concentrées sur la France et l'Italie. Du côté européen, l'abaissement des obstacles tarifaires et non tarifaires qui grèvent encore les ventes sur le marché tunisien est vivement souhaité, notamment pour les produits dont la Tunisie est déficitaire (céréales, viandes, produits laitiers, etc.). Les listes des concessions seront précisées dans la suite des négociations.

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