New York, 13/09/2000 (Agence Europe) - Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, en s'exprimant le 12 septembre devant l'Assemblée générale des Nations Unies en sa qualité de président du Conseil de l'UE, a affirmé en particulier que l'Union européenne approuvait "la priorité donnée au maintien de la paix" par Sommet du millénaire qui a réuni à New York 155 chefs d'Etat et de gouvernement, et a souligné que, avec la mise en place de sa force de réaction rapide de 60 000 hommes, l'UE, "qui agissait déjà à travers des programmes économiques et humanitaires considérables, disposera ainsi de toute la gamme des moyens pour la gestion d'une crise". M.Védrine, qui a ajouté que cette action "s'inscrit naturellement dans le plein respect des principes de la Charte de Nations Unies", a affirmé qu'il est "plus que jamais indispensable d'établir des liens de travail avec l'Onu " et que, afin de lancer cette coopération, la Troïka de l'UE va s'entretenir pour la première fois sur ce thème avec le Secrétaire général des Nations Unies. "Au nom de l'Union européenne, j'invite M.Kofi Annan à se rendre à Bruxelles pour une séance de travail avec les instances de l'Union", a dit M.Védrine.
Le président du Conseil de l'UE a évoqué aussi, entre autres, les développements au Proche-Orient (voir plus haut la dernière déclaration de l'UE), l'"arrimage" des pays des Balkans occidentaux à l'Europe et le sommet de cet automne en Croatie (la Rfy "ne pourra évidemment pas participer à ce rendez-vous", mais les Serbes "savent qu'ils ont leur place dans la famille européenne", a dit M.Védrine), le soutien de l'UE au règlement des conflits en Afrique et aux efforts de M.Razali, Envoyé spécial de l'Onu en Birmanie, l'inquiétude de l'UE pour la situation au Timor oriental, son souhait d'une reprise du dialogue entre l'Inde et le Cachemire et de la poursuite du dialogue entre les deux Corées, la consolidation des accords de maîtrise des armements, notamment nucléaires, et aussi la conférence de l'été 2001 sur la lutte contre le commerce illicite d'armes légères et l'élimination totale des mines antipersonnel.