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Bulletin Quotidien Europe N° 7766
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Bruxelles, 26/07/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne dit manquer de 1254 fonctionnaires pour accomplir ses tâches et entend trouver ces postes dans les deux ans qui viennent par des réformes internes (abandon de certaines activités, retombées de sa réforme administrative, plan de préretraite) mais aussi par l'embauche de 717 nouveaux fonctionnaires. A défaut, elle serait contrainte d'abandonner un certain nombre d'activités, dont des exemples précis sont donnés. Ces conclusions ont été adoptées mercredi par la Commission européenne. Elles sont le résultat du travail du "Groupe de pilotage", groupe de commissaires présidé par Romano Prodi et chargé de superviser l'évaluation des tâches et des ressources en personnel de la Commission.

"Le groupe de pilotage est arrivé aux mêmes conclusions que le Comité des experts indépendants: il y a une inadéquation entre les tâches et les ressources, la Commission a besoin de ressources importantes" a déclaré le président Prodi en présentant ces conclusions à la presse en compagnie du vice-président Kinnock. La Commission, a-t-il souligné a principalement besoin de postes supplémentaires dans les domaines suivants: les relations extérieures (notamment l'élargissement), la gestion et le contrôle des Fonds structurels, le marché intérieur, la qualité de la vie (santé publique, sûreté alimentaire, environnement) et la Justice et les affaires intérieures.

"Deux tiers des postes seront trouvés au sein même de la Commission", a assuré Romano Prodi. La Commission entend gagner 222 postes par l'abandon de certaines de ses activités (programmes d'information et de communication de plusieurs directions générales, participation à des foires et expositions, détachements auprès des représentants du personnel…). La réforme administrative (amélioration des méthodes de gestion..) permettrait de dégager 315 autres postes. Enfin, 600 fonctionnaires devraient partir en pré-retraite entre 2001 et 2002 - à leur demande et après acceptation par la Commission. Une partie des postes libérés ne seront pas remplacés. Selon les calculs de la Commission, ces départs permettront de supprimer 342 postes, qui viendront compenser d'autant les nouveaux postes demandés par la Commission.

Parallèlement à ses "efforts internes", la Commission va en effet demander aux deux branches de l'autorité budgétaire, Conseil et Parlement, de lui accorder 717 postes supplémentaires pour 2001 et 2002. Le Président a souligné que, grâce aux pré-retraites, "717 postes seront bien demandés, mais 342 seront restitués, la création nette de poste sera donc de 375".

"La Commission a assumé ses responsabilités politiques en présentant précisément les conséquences de la non-augmentation du nombre de postes, le Conseil et le Parlement doivent maintenant assumer leurs responsabilités" a averti le vice-président Kinnock. La communication de la Commission est accompagnée d'une liste d'activités qui "pourraient" être abandonnées si la Commission n'obtient pas les postes requis, dont notamment: le programme LIFE (protection environnementale), le programme Daphne pour la lutte contre la violence envers les femmes, l'organisation du marché des céréales, les programmes SAVE et ALTENER (énergie)…. La semaine dernière, le Conseil Budget avait fait un geste jugé "peu coopératif" par la commissaire Schreyer. Il avait, en première lecture du projet de budget 2001, réduit le niveau des crédits demandés par la Commission pour ses dépenses administratives, alors même que cette demande ne concernait que le nombre de fonctionnaires actuels. Neil Kinnock a dit "espérer que la présentation d'un programme précis par la Commission aura une influence sur l'attitude du Conseil". La communication présentée ce mercredi fera l'objet d'une lettre rectificative au projet de budget 2001, qui sera présentée en septembre par la commissaire Schreyer.

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