Bruxelles, 13/06/2000 (Agence Europe) - Le comité vétérinaire permanent de l'Union ayant échoué à réunir la majorité qualifiée requise pour permettre l'adoption par la Commission de son projet relatif à l'élimination des matériaux à risques spécifiés de la chaîne alimentaire humaine et animale (voir EUROPE du 5 mai, p. 15), c'est au Conseil Agriculture qu'il reviendra de statuer lors de sa prochaine session (19 et 20 juin).
Les représentants des Etats membres réunis à la fin de la semaine dernière au sein du comité vétérinaire permanent ne sont pas parvenus à s'entendre sur la mesure proposée par la Commission pour renforcer la lutte contre la maladie de la vache folle et réduire les risques d'exposition des citoyens à la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ). Quatre Etats membres ont voté contre (Finlande, Autriche et Grèce parce qu'elles se considèrent exemptes de la maladie de la vache folle, les Pays-Bas pour des raisons techniques); quatre autres se sont abstenus (Allemagne, Espagne, Portugal, Royaume-Uni, ces deux derniers étant pourtant considérés comme les deux pays où le risque géographique d'incidence de l'ESB est le plus élevé).
Le report du vote à deux reprises (initialement programmé pour le 10 mai dernier) et les efforts déployés par un groupe de travail pour aplanir les difficultés persistantes (voir EUROPE du 13 mai, p. 11) se sont révélés vains. L'espoir de la Commission de pouvoir procéder à l'adoption formelle de sa décision pour une entrée en vigueur le 1er juillet prochain est donc déçu.
Après deux tentatives infructueuses d'harmoniser dans l'Union les règles d'utilisation des abats animaux qui représentent 95% des risques de contamination par l'agent infectieux de l'ESB (un projet de 1997 et un projet de novembre 1999 n'ont jamais vu le jour faute d'avoir recueilli l'assentiment des Etats membres), le sort de cette nouvelle proposition est désormais entre les mains du Conseil.