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Bulletin Quotidien Europe N° 7719
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/commission

Selon Mme Pervenche Bérès, la Cocobu fait tout pour empêcher que la Commission européenne retrouve son autorité et son prestige

Strasbourg, 17/05/2000 (Agence Europe) - En évoquant dans une rencontre avec la presse l'affaire Fléchard, et en particulier la position que la commission du contrôle budgétaire (Cocobu) du PE a prise dans cette affaire, Pervenche Berès, présidente de la délégation des socialistes français, a dénoncé l'état de "dérive" dans lequel se trouve actuellement le Parlement. A son avis, la Cocobu "utilise tous les moyens pour interdire la restauration de l'autorité de la Commission européenne", avec des risques politiques et institutionnels considérables". Même si la Commission européenne n'a peut-être pas entièrement tiré les conséquences de la crise de l'année dernière, il faudrait, selon Mme Berès, l'"accompagner" et l'aider au lieu de rechercher sa "déstabilisation permanente". Mme Berès a critiqué l'élue CSU Gabriele Stauner, qui "se permet - au nom de quoi ?" - d'écrire une lettre mettant en cause le Secrétaire général du Parlement, ainsi que le rapport Bösch sur la protection des intérêts financiers de la Communauté, qui est la plupart du temps hors sujet. La Cocobu, qui se comporte comme "un état dans l'état", "fait feu de tout bois", déplore la socialiste française. Dans le même esprit, Gianfranco Dell'Alba, radical italien, avait essayé en vain d'obtenir le renvoi du débat sur ce même rapport Bösch, qui parle, à son avis, de toute une série de sujets de compétences d'autres commissions.

Dans ce contexte, Mme Berès a regretté que, au moment de la discussion sur la réorganisation des commissions parlementaires, le groupe socialiste n'ait pas eu gain de cause dans sa tentative de faire fusionner la Cocobu et la commission des budgets, en assurant des "relais" avec les commissions qui proposent les dépenses. Les socialistes vont poursuivre leur réflexion sur la nécessité d'une réorganisation de ce type, a dit Mme Berès.

En évoquant la mise en cause du commissaire Pascal Lamy à propos de l'affaire Fléchard, Mme Berès a estimé que, dans son audition au PE, M. Lamy avait déjà dit tout ce qu'il y avait à dire. Si ce cas devait être réexaminé, il ne devrait pas l'être, estime-t-elle, de façon isolée, mais en même temps que le fonctionnement de tous les marchés agricoles.

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