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Bulletin Quotidien Europe N° 7711
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

La violence domestique tue plus que les maladies ou les accidents du trafic et coûte cher à l'Etat, indique Anna Diamantopoulou

Bruxelles, 05/05/2000 (Agence Europe) - S'exprimant à Lisbonne au cours de la conférence internationale organisée par la Présidence portugaise de l'Union sur le thème "Violence à l'encontre des femmes: tolérance zéro", la commissaire européenne en charge de la politique des Affaires sociales Anna Diamantopoulou a souligné que ce phénomène était extrêmement étendu, dans tous les pays, dans toutes les classes sociales et qu'elle résultait souvent de l'ignorance des victimes notamment en ce qui concerne leur droit de se défendre, de ne pas accepter ce type de situation mais aussi de s'exprimer. Mme Diamantopoulou a illustré la situation dramatique de la violence subie par les femmes à la maison en leur dévoilant quelques statistiques impressionnantes, à savoir notamment:

1) globalement, la violence des hommes envers les femmes cause plus de décès et d'handicaps pour les femmes âgées de 15 à 44 ans que le cancer, la malaria, les accidents dus au trafic ou encore la guerre;

2) les Nations Unies estiment que 200 millions de femmes, portées disparues dans le monde, sont tuées par infanticide ou avortement;

3) une étude néerlandaise indique que la violence domestique seule coûte à l'Etat plus de 150 millions d'euros par an (frais de santé, perte du temps de travail, etc);

4) 22% des Finlandaises ont souffert de violence de la part de leur partenaire; au Portugal, 52,9%;

5) en Autriche, 50% des divorces sont dus à des faits de violence à l'encontre des femmes et en Irlande, plus de la moitié des femmes assassinées l'ont été par leurs partenaires ou maris;

6) un rapport sud-africain souligne le taux élevé d'enlèvements dans le monde: ainsi, une femme est enlevée toutes les 20 secondes et seule une femme sur 35 en fait part aux autorités.

La commissaire a annoncé qu'elle allait discuter dans le moindre détail avec son collègue à la Justice et aux Affaires intérieures Antonio Vitorino des programmes Daphné (lutte contre la violence envers les femmes, les adolescents et les enfants) et Stop (lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants) et a indiqué sa satisfaction pour le lancement du nouveau programme Daphné dont la couverture est beaucoup plus vaste que le précédent.

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