Bruxelles, 24/02/2000 (Agence Europe) - L'inauguration officielle de "Bruxelles 2000", ville européenne de la culture, se déroulera ce vendredi dans les locaux du Parlement européen à Bruxelles. Entre autres personnalités, Mme Viviane Reding, commissaire européen à la Culture, participera à la cérémonie. Elle recevra dans l'après-midi les maires des neuf villes choisies comme capitales européennes de la culture en l'an 2000: Avignon, Bergen, Bologne, Bruxelles, Cracovie, Helsinki, Prague, Reykjavik et Saint-Jacques de Compostelle. Durant toute l'année, ces villes organiseront divers événements, destinés à mettre en valeur la richesse des cultures et de la création en Europe. Chacune recevra un soutien financier de l'Union européenne, dans le cadre du nouveau programme "Culture 2000".
Plaintes de l'Autriche auprès de la Commission et du Parlement européen
Suite à l'arrivée de l'extrême droite dans le gouvernement autrichien, François-Xavier de Donnéa, bourgmestre de Bruxelles et président de l'association Bruxelles/Brussel 2000, a annulé l'invitation adressée à l'Autriche pour l'inauguration de "Bruxelles 2000". Cette décision a été vivement contestée par l'ambassadeur autrichien auprès de l'Union européenne, Gregor Woschnagg, dans des lettres à Mme Reding et à la présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine. "La manifestation de Bruxelles 2000 implique des crédits du budget de l'UE et certaines décisions prises à Quinze (…) l'exclusion de l'Autriche de la cérémonie d'ouverture n'est pas justifiée", a-t-il précisé jeudi à quelques journalistes. Dans sa lettre à Mme Fontaine, il estime incompréhensible qu'au Parlement, où se déroule la cérémonie, on accepte une "discrimination" contraire à l'esprit de solidarité qui doit caractériser l'UE. "Notre invitation ayant été retirée, nous ne serons pas présents à la cérémonie", a-t-il affirmé.
Le porte-parole de Mme Reding a souligné que la Commission européenne n'est en rien impliquée dans le problème ponctuel de l'inauguration de "Bruxelles 2000". "L'Autriche ne sera pas discriminée et participera à tous les programmes européens, a-t-il déclaré, mais la ville européenne de la culture, même si elle reçoit une subvention de l'UE, n'est pas un programme communautaire. C'est une initiative intergouvernementale". Les services de la Commission examinent en revanche si la décision de la Communauté française de Belgique de suspendre ses relations avec l'Autriche ne constitue pas une infraction aux règles du Marché unique. Ils veilleront en particulier à ce qu'aucune discrimination envers les étudiants autrichiens n'ait lieu en Belgique, a indiqué le porte-parole.