Bruxelles, 30/01/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne vient de rendre public un rapport de 137 pages qui analyse les perspectives des marchés agricoles pour l'ensemble de la période (1999-2006) couverte par l'Agenda 2000. La Commission constate une évolution généralement favorable des marchés mondiaux mais ses projections demeurent moins optimistes que celles de l'OCDE ou de la FAO. Le document présente les tendances les plus probables de la production et de la consommation des différents produits agricoles dans l'UE et dans les Pays d'Europe centrale et orientale, les projections étant fondées sur les informations statistiques les plus récentes.
En ce qui concerne l'UE, les services de la Commission envisagent une augmentation de la production de céréales qui devrait entraîner une augmentation des stocks, malgré la progression de la consommation et des exportations sans restitutions. Quant aux oléagineux, la réduction des paiements directs, qui seront progressivement ramenés au niveau de celles des céréales, va entraîner une diminution de la surface cultivée et de la production; cette diminution devrait néanmoins s'avérer moins importante que prévu initialement. La production de boeuf devrait retrouver son caractère cyclique habituel. La production et la consommation de volailles devraient augmenter assez fortement alors que les secteurs porcins et caprins pourraient ne pas connaître d'évolutions particulières. La production laitière augmentera mais devrait être en bonne partie absorbée par la production de fromage qui devrait suivre la croissance de la consommation. Une augmentation des stocks de beurre et de lait en poudre doit être envisagée.
Dans les pays d'Europe centrale et orientale, la production devrait augmenter dans tous les secteurs. La Commission s'attend cependant à ce que cette augmentation soit absorbée par la consommation qui devrait elle aussi s'accroître pour tous les produits. La part destinée à l'exportation pourra cependant augmenter pour les produits laitiers, les céréales, les oléagineux et la viande de porc. Ces pays deviendront en revanche des importateurs nets pour la viande de boeuf et les volailles.