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Bulletin Quotidien Europe N° 7645
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/developpement

Le Conseil informel a défini les priorités pour une politique intégrée de l'UE à l'égard de l'Afrique

Bruxelles, 31/01/2000 (Agence Europe) - La première réunion informelle du Conseil Développement, présidée par le secrétaire d'Etat portugais aux Affaires étrangères Luis Amado (voir EUROPE du 28 janvier, p. 9), a permis, le week-end dernier à Lisbonne, une discussion ouverte sur les expériences vécues par les Etats membres dans leurs relations avec l'Afrique et sur les modalités possibles d'un nouveau partenariat Europe/Afrique que la Présidence portugaise souhaiterait mettre sur les rails. Les échanges de vues se sont déroulés au sein de trois panels consacrés respectivement au rôle de l'Union dans: i) la prévention et la gestion des conflits, la promotion de la paix et la sécurité; ii) la consolidation de l'Etat de droit et le soutien à la démocratie; iii) la promotion des conditions politiques du développement en Afrique. Ils ont conduit les ministres à constater que la situation politique et économique de nombreux pays de l'Afrique subsaharienne prêche pour le développement d'une approche intégrée des relations UE/Afrique, qui prenne en compte les dimensions économique, politique, de sécurité et de développement, en accordant l'attention qu'il convient à la diversité des pays africains. Informés par le commissaire Poul Nielson des priorités de la coopération au développement en Afrique au-delà de 2000, telles qu'énoncées dans un document de travail de la Commission, les ministres sont convenus de l'examiner plus avant, et en attendant ils ont esquissé un ordre de priorités pour donner corps à leur ambition:

renforcer le dialogue politique entre l'UE et l'Afrique ;

favoriser l'appropriation par les pays africains des préoccupations de sécurité et de stabilité comme un facteur de développement et de paix ;

promouvoir la coopération et l'intégration au niveau régional et sous-régional ;

soutenir le développement des capacités des pays africains en matière de prévention des conflits, de gestion des crises et de maintien de la paix ;

développer une meilleure compréhension des sociétés africaines et des causes structurelles des différentes situations de conflit, afin d'identifier l'approche appropriée pour s'y attaquer;

reconnaître la démocratisation comme un processus à long terme et continu, beaucoup plus large que les seules élections démocratiques dont elles sont l'expression ;

renforcer le bon fonctionnement des institutions étatiques et de la société civile en tant que composante du processus de démocratisation;

reconnaître que le soutien à la décentralisation est un élément essentiel pour améliorer la participation des populations locales, dans ses différentes expressions ;

réaffirmer que les objectifs de réduction de la pauvreté et de l'exclusion et de promotion du développement sont essentiels pour s'attaquer aux racines de l'instabilité et des conflits;

axer davantage les efforts sur la lutte contre la malaria et le sida;

renforcer le rôle joué par le Conseil Développement dans l'amélioration de l'efficacité de la politique européenne de coopération par une cohérence, une coordination et une complémentarité accrue, d'une part entre les Etats membres et l'UE, d'autre part entre les différentes politiques européennes.

Les ministres ont estimé que le sommet UE/Afrique envisagé fournirait une excellente opportunité pour promouvoir ce modèle de partenariat et exprimer l'aspiration commune à la paix, la démocratie et au développement. L'organisation du sommet n'a pas formellement été abordée, mais le président y a plusieurs fois fait allusion, en se montrant plutôt pessimiste quant à sa tenue à la date prévue des 3 et 4 avril prochains étant donné les désaccords qui subsistent (voir la nouvelle précédente).

Cette session a été marquée par le rapport de M. Aldo Ajello, envoyé spécial de l'UE dans la région des Grands Lacs, sur la discussion positive du 24 janvier, au Conseil de sécurité de l'Onu, sur les accords de paix de Lusaka. Selon M. Ajello, les conditions ont été créées pour donner un nouvel élan à la concrétisation du processus de paix. Il a, à cet égard, annoncé une résolution de l'Onu, dans les jours à venir, qui autorisera le déploiement de 5.500 hommes et de 500 observateurs dans la région et invité l'UE à soutenir les efforts de Sir Ketumile Masire, ex-président du Botswana, désigné par l'OUA comme facilitateur du dialogue national congolais.

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