Bruxelles, 31/01/2000 (Agence Europe)- Le deuxième rapport annuel sur la mise en oeuvre du Programme de l'Union européenne pour la prévention du trafic illicite d'armes conventionnelles et la lutte contre ce trafic (programme adopté le 26 juin 1997) souligne que, pendant la deuxième année d'application, les Etats membres "se sont employés activement à mettre en oeuvre les lignes directrices du programme et à diffuser ses principes". Le rapport, publié le 19 janvier au Journal Officiel (C 15), souligne qu'il est "de plus en plus nécessaire de s'attaquer aux problèmes liés au trafic illicite d'armes légères et de petit calibre et à leur prolifération, en particulier dans les régions où sévissent des troubles et dans celles qui viennent de connaître une crise", et que les membres de l'UE ont contribué à la solution de ce problème en mettant en oeuvre des projets nationaux et des actions sous l'égide de l'Union, et aussi en participant activement aux travaux des organisations internationales (et en particulier à des projets comme l'action de l'Onu en ex-Yougoslavie et le projet de protocole de l'Onu sur les armes à feu), ainsi qu'à des projets régionaux, notamment en Afrique. Le rapport souligne que, afin d'éviter les doubles emplois (fin des conclusions), les différents groupes de travail de l'UE qui s'occupent de ces questions devraient coordonner davantage leurs efforts, et estime qu'à l'avenir, l'UE pourrait envisager de regrouper dans un seul document le rapport annuel sur l'action commune de l'UE concernant les armes légères et de petit calibre, et le rapport sur le programme de l'UE pour la lutte contre le trafic illicite d'armes conventionnelles.
Le rapport fait état d'initiatives prises pour lutter contre le trafic illicite d'armes:
à l'intérieur et à l'entrée de l'UE. Le document indique que plusieurs pays (comme la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède) ont mis en place des comités interministériels ou des groupes ad hoc afin de coordonner cette lutte, que la Finlande forme les agents des douanes des régions limitrophes, et que le groupe "coopération policière" de l'UE a adopté un projet sur le contrôle des itinéraires dans le contexte de la lutte contre le trafic illicite des armes à feu dans les Etats membres.
dans d'autres régions. Le rapport cite en particulier la déclaration du Conseil du 18 juin 1999 sur le commerce des armes destinées aux Grands Lacs africains; le coparrainage par l'UE de la Résolution de l'Onu sur l'organisation au plus tard en 2001 d'une conférence internationale sur le trafic illicite d'armes; l'aide financière accordée par Suède, Finlande, Belgique et Pays-Bas en vue d'une campagne mondiale sur les armes légères et de petit calibre; l'aide du Royaume-Uni et des Pays-Bas à une ONG sud-africaine en vue de l'élaboration d'une législation en Afrique du Sud; le soutien économique donné par France, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas et Suède au moratoire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest sur l'importation, l'exportation et la fabrication d'armes légères et de petit calibre; le cofinancement par le Portugal d'un séminaire organisé en juin 1998 à Libreville sur la consolidation de la paix grâce au désarmement; une aide financière de la Suède aux activités du Centre régional de l'Onu pour le désarmement, à Lima.