Le principal objectif du Conseil 'Agriculture' au cours de ce semestre sera de faire progresser la réforme de la politique agricole commune (PAC), a confirmé mardi 14 juillet Martin Heydon, le ministre irlandais de l’Agriculture (EUROPE 13898/21).
Présentant devant la commission de l’agriculture du Parlement européen les priorités de la Présidence irlandaise du Conseil, M. Heydon a indiqué qu’il espérait que le Conseil parviendrait à une 'orientation générale partielle' (partial general approach) sur le futur règlement PAC post-2027.
Les parties du règlement liées aux montants financiers ne pourront pas être définitivement stabilisées tant que le cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE pour 2028-2034 ne sera pas adopté.
Le ministre a insisté sur plusieurs principes : préserver la contribution de la PAC à la sécurité alimentaire ; garantir des revenus agricoles ; renforcer la résilience des zones rurales ; simplifier la mise en œuvre.
Le ministre irlandais a défendu la nécessité de trouver un équilibre entre souplesse nationale et cohérence du marché unique.
Il a reconnu que les systèmes agricoles européens sont très différents selon les États membres, mais a insisté sur la nécessité de préserver une politique commune : « Nous devons trouver le bon équilibre : reconnaître que nous ne pratiquons pas tous l’agriculture de la même manière dans chaque État membre, tout en ne compromettant pas la force que représente notre appartenance à un marché commun ».
Selon lui, les États membres doivent disposer d’une marge de manœuvre suffisante pour adapter les mesures aux réalités locales, sans remettre en cause les principes communs de la PAC.
Concernant le règlement bio, Martin Heydon souhaite parvenir à un accord avec le Parlement européen d'ici la fin de l'année. Il compte faire avancer les discussions sur la stratégie européenne pour l’élevage et le plan 'protéines' présentés par la Commission. Il a défendu une approche conciliant compétitivité et environnement.
Le ministre a fait du renouvellement des générations un axe majeur.
En ce qui concerne la simplification, le ministre a reconnu que les agriculteurs européens restaient sceptiques face aux promesses répétées de simplification administrative. « Nous ne serons pas les premiers ministres de l’Agriculture à avoir promis la simplification à nos agriculteurs. Et il faut reconnaître que ceux-ci ont souvent eu le sentiment d’obtenir l’inverse ». Il a toutefois estimé que certaines mesures pouvaient réellement réduire la charge administrative, tout en rappelant que certaines règles complexes répondaient à des objectifs légitimes. (Lionel Changeur)