Dans la continuité des discussions entre dirigeants de l'UE le mois dernier (EUROPE 13892/4), la Commission européenne a fait un point d'étape avec la commission du Commerce international (INTA) du Parlement européen, mardi 14 juillet, sur le dialogue économique entre l'Union européenne et la Chine.
Denis Redonnet, directeur général adjoint à la Direction générale du Commerce (DG TRADE), est d'abord revenu sur les 'Consultations sur le commerce et l'investissement' (CCI) initiées fin juin (EUROPE 13898/5).
L'eurodéputé Jörgen Warborn (PPE, suédois) et le président de la commission INTA, Bernd Lange (S&D, allemand), ont tous deux demandé des clarifications quant à l'implication du Parlement dans ce dialogue. Les parlementaires européens ont en effet un pouvoir d'examen des mesures commerciales, a indiqué le représentant de la Commission européenne.
Denis Redonnet a ensuite détaillé le calendrier des discussions : « Le commissaire Šefčovič souhaite vous rendre des comptes. Il s'est engagé à revenir devant votre commission lorsque les consultations au niveau ministériel auront progressé. Après octobre, nous pourrons faire un premier point afin d'en vérifier les résultats », a-t-il assuré, ajoutant que les échanges se poursuivront dans les semaines à venir. « À la mi-août, je ferai le point avec mon homologue au niveau des ministres adjoints. Ensuite, en fonction de l'avancée des discussions, je me rendrai peut-être à Pékin au début du mois de septembre », a fait savoir le haut fonctionnaire.
Les discussions ont également porté sur les déséquilibres économiques structurels constatés entre le Vieux Continent et la Chine. « L'un des engagements de Pékin, lors de la dernière réunion du 29 juin, était d'encourager les ménages chinois à acheter davantage de produits européens. Or, le quinzième plan quinquennal chinois, adopté en mars, ne semble pas aller dans ce sens. Au contraire, il mise sur une intensification de la politique industrielle, des exportations et de l'autosuffisance économique », a souligné Juan Ignacio Zoido Álvarez (PPE, espagnol).
Le représentant de la Commission a reconnu que « le dialogue seul ne suffit pas », et que l'Union européenne devrait apporter des éléments de réponses structurels. Mais ce rééquilibrage n'aura pas lieu d'ici le Conseil européen d'octobre, a-t-il prévenu, rappelant par ailleurs que le déclenchement de mesures de sauvegarde nécessite la majorité qualifiée – et donc une certaine solidarité entre États membres. (Juliette Verdes)