La Commission européenne a publié, vendredi 10 juillet, un rapport d’évaluation de la surveillance de l’antibiorésistance (AMR) chez les bactéries zoonotiques et commensales dans l’UE entre 2023 et 2026.
Fondé sur des audits menés dans neuf États membres et un questionnaire adressé aux Vingt-sept, ainsi qu’à la Norvège et l’Islande, le document relève des progrès dans l’harmonisation des méthodes, la qualité des laboratoires et la transmission des données à l’EFSA.
La Commission souligne toutefois plusieurs difficultés persistantes : lacunes dans les prélèvements aux postes de contrôle frontaliers, manque d’isolats disponibles pour certaines bactéries comme Salmonella, erreurs de déclaration et retards liés à des contraintes administratives ou au manque de personnel.
La Commission appelle les États membres à renforcer la représentativité des échantillons, automatiser la validation des données et mieux harmoniser les pratiques de laboratoire.
Parmi les évolutions positives, seize pays ont mis en place des programmes complémentaires de surveillance et onze utilisent déjà le séquençage génomique pour améliorer le suivi des résistances. L’UE poursuit parallèlement ses actions, notamment avec la recommandation du Conseil de 2023 visant une réduction de 50% des ventes d’antibiotiques vétérinaires d’ici 2030 et le programme EU-JAMRAI 2 (European Joint Action on Antimicrobial Resistance and Healthcare-Associated Infections), doté de 62,5 millions d’euros.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/mum (Lionel Changeur)