La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé que l’UE souhaitait « approfondir » sa coopération avec les États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), à la suite de la décision de l’administration Trump de restreindre l’accès aux modèles d’IA avancés d’Anthropic, Mythos et Fable, aux personnes n’ayant pas la nationalité américaine (EUROPE 13888/14).
« Nous voulons investir ensemble et veiller à ce que nos citoyens et nos entreprises bénéficient de la meilleure protection possible contre les acteurs malveillants », a-t-elle ajouté lors du déjeuner de travail consacré à l’IA, organisé dans le cadre du G7, jeudi 18 juin, selon la transcription de son intervention diffusée par son équipe. Elle a insisté sur « l’intérêt mutuel » des deux parties d'« utiliser en toute sécurité les meilleurs modèles d’intelligence artificielle ».
Dès le 16 juin, Mme von der Leyen avait déjà jugé « primordiale » la coopération en matière d’IA au niveau du G7 afin d'« échanger des informations et (d')assurer la coopération entre les entités indépendantes chargées d’évaluer les modèles avant leur mise sur le marché », tout en insistant que l’UE souhaitait construire « son propre avenir dans l’IA » avec ces « partenaires de confiance », grâce au paquet sur la souveraineté technologique (EUROPE 13880/1).
Selon des sources consultées par Agence Europe, le directeur général d’Anthropic a plaidé, lors des discussions du G7, en faveur d’un accès aux modèles de l’entreprise pour l’UE. Des représentants de l'agence européenne ENISA et d’Anthropic se réunissent aujourd’hui à San Francisco afin de discuter de la proposition de l’entreprise visant à donner accès à son modèle Mythos (EUROPE 13879/14). (Ana Pisonero Hernández)