Les associations européennes de petits commerçants ont salué, jeudi 16 avril, la prise de position du groupe social-démocrate (S&D) au Parlement européen en faveur du principe selon lequel les commerçants doivent être « mieux lotis » ('better off') dans le cadre des travaux législatifs en cours sur le modèle de frais aux intermédiaires d'un futur euro numérique (EUROPE 13849/15).
Réunies au sein d'une 'Coalition européenne pour les paiements des commerçants', EuroCommerce, Ecommerce Europe, EACT, IATA, Independent Retail Europe et SMEunited défendent depuis plusieurs mois un modèle qui tienne compte du rôle central des commerçants dans l’écosystème des paiements de l'Union.
Les organisations jugent notamment insuffisante la position du Conseil de l'UE, qui se limite, selon elles, à un principe de « non-détérioration » ('no worse off'), qui ne refléterait pas suffisamment la nature spécifique de l’euro numérique en tant que monnaie publique à acceptation obligatoire ni l’absence de risque de crédit pour les banques privées.
Les associations demandent de plafonner les frais liés à l’euro numérique à un montant fixe de 4 centimes pour les transactions de 40 euros et plus. Elles exhortent les négociateurs européens à inscrire le principe du « mieux-disant » dans le texte final du règlement. (Bernard Denuit)