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Bulletin Quotidien Europe N° 13837
Sommaire Publication complète Par article 14 / 32
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports/industrie

Des experts ne s'entendent pas sur l'évolution de la mobilité automobile dans l'UE

Des experts européens ont discuté, mercredi 25 mars, de l'évolution de la mobilité automobile dans l'UE à l’occasion d’une conférence organisée par l'automobile club allemand, Allgemeiner Deutscher Automobil-Club (ADAC) (EUROPE 13787/16). Si certains défendent le 'tout électrique', d’autres prônent la neutralité technologique.

Pour Massimiliano Vascotto, responsable des affaires publiques au sein de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), « l’avenir de l’industrie automobile est électrique ». Cependant, deux gros points sont à améliorer pour permettre l'adoption des véhicules électriques par les consommateurs : leur accessibilité financière et la disponibilité de l’infrastructure de recharge.

Sur le premier point, il a expliqué que les batteries étaient l'une des principales raisons du coût élevé des véhicules électriques : « 40% de la valeur d'un véhicule électrique provient de la batterie ». « Il y aura donc le choix entre des batteries européennes plus chères ou des batteries chinoises légèrement moins chères. Je comprends donc qu’il soit vraiment frustrant de devoir lutter contre les nouveaux entrants chinois sur le marché », a-t-il souligné. Selon lui, c’est une bataille que l'Europe ne peut pas gagner, à moins d’avancées technologiques comme celle avec le sodium. Quant aux infrastructures de recharge, il a estimé que l'industrie ne pouvait pas tout faire et a appelé à un écosystème pour l’« aider à combler ce fossé ».

À l'inverse, Karsten Schulze, président des services techniques de l'ADAC, a considéré que la réglementation devait être « neutre sur le plan technologique ». « Les carburants alternatifs tels que les e-carburants et les biocarburants durables doivent être reconnus plus tôt et avec beaucoup plus de cohérence. Les propositions actuelles de l'UE ne sont pas suffisantes », a-t-il jugé.

Il souhaite qu’une « évaluation véritablement holistique des émissions de CO2 » soit réalisée. « Se concentrer uniquement sur les émissions à l'échappement ne permet pas de saisir le plein potentiel de toutes les technologies disponibles », a-t-il argumenté. Il a préconisé une approche globale 'du puits à la roue' qui permette « une évaluation équitable tant de l'impact climatique que des possibilités technologiques ». Il est d’avis que la réglementation des flottes devrait continuer à évoluer dans ce domaine et que « le point central reste la praticabilité de la réglementation ». (Anne Damiani)

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