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Bulletin Quotidien Europe N° 13837
Sommaire Publication complète Par article 13 / 32
POLITIQUES SECTORIELLES / Consommateurs

30% des commerçants en ligne ont eu des pratiques commerciales trompeuses pendant les derniers 'Black Friday' ou 'Cyber Monday'

La Commission européenne et les autorités de protection des consommateurs de 23 États membres ainsi que d'Islande et de Norvège ont publié, jeudi 26 mars, les résultats d'un contrôle des promotions en ligne effectuées lors du 'Black Friday' et du 'Cyber Monday', indique un communiqué.

Les autorités de protection des consommateurs ont contrôlé 314 commerçants en ligne et ont constaté que 30% d'entre eux affichaient des prix de référence incorrects lors de ces soldes, dit notamment la Commission. Conformément à la directive sur l'indication des prix, lorsqu'une entreprise annonce une promotion, le prix de référence doit être le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 derniers jours.

L'objectif de ce contrôle était de vérifier la conformité des promotions et des pratiques tarifaires lors des grandes soldes avec le droit européen de la consommation.

Les autorités ont également évalué d'autres pratiques commerciales susceptibles d'influencer les décisions d'achat des consommateurs.

Parmi les commerçants contrôlés :

- 36% ont tenté d'ajouter des articles optionnels au panier des consommateurs. Parmi eux, quatre sur dix l'ont fait sans demander explicitement leur consentement ;

- 34% affichaient des comparatifs de prix. Six entreprises sur dix n'ont pas clairement expliqué la source de leur comparaison de prix ;

- 18% ont eu recours à des techniques de vente agressives, comme prétendre qu'un produit est en rupture de stock ou utiliser des comptes à rebours. « Plus de la moitié de ces pratiques étaient trompeuses. Une technique de vente agressive peut être considérée comme trompeuse, par exemple lorsque l'allégation de rareté est mensongère » ;

- 10% ont encore utilisé la « tarification progressive », consistant à ajouter des frais supplémentaires tardivement au cours du processus d'achat, tels que les frais de livraison ou de service.

Ajouter des articles sans le consentement du consommateur, afficher les prix de manière trompeuse, prétendre faussement qu'un produit est en rupture de stock ou dissimuler des frais supplémentaires jusqu'à la fin du processus constituent des pratiques illégales au regard du droit européen de la consommation. À la suite de cette enquête, les autorités nationales de protection des consommateurs pourront engager des poursuites contre les entreprises concernées, indique la Commission. (Solenn Paulic)

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